Quelques études sur l’allaitement – 2008 (2)



Le lait humain favorise le développement neurologique

L’allaitement long (> 20 semaines) était corrélé à un score plus élevé de 4,9 points en moyenne au test sur les fonctions exécutives, à de meilleurs compétences sociales
(RR d’être dans le quintile ayant les moins bons scores : 0,52 chez les enfants allaités pendant moins de 12 semaines par rapport aux enfants allaités > 12 semaines) et
de troubles déficitaires de l’attention (RR 0,56 pour un allaitement > 12 semaines).

Après correction pour les autres variables, des modifications de potentiel cognitif évoqué étaient constatées uniquement chez les enfants allaités, avec une différenciation entre tous les sons liés au langage, et des réponses constatées dans toutes les régions des 2
hémisphères. De telles différences sur le plan des réponses cérébrales aux stimuli permettent de penser que les enfants qui ne sont pas allaités sont désavantagés sur le
plan des apprentissages cognitifs et du langage, même lorsqu’ils reçoivent un lait enrichi en acides gras polyinsaturés.

Après correction pour les autres variables et analyse par régression logistique multiple, chaque augmentation de 10 ml/kg/jour de lait maternel reçue par ces très grands
prématurés était corrélée à une augmentation de 0,59 points à l’échelle de développement mental, de 0,56 points sur l’échelle de développement psychomoteur, et de 0,99 points à l’échelle d’évaluation du comportement, et le risque d’hospitalisation entre la sortie de néonatalogie et l’âge de 30 mois baissait de 5%.

Pour cette étude, 13 889 enfants inclus dans l’étude PROBIT ont été suivis jusqu’à 6,5 ans. Dans le groupe expérimental, dans lequel la prévalence de l’allaitement exclusif et la durée de l’allaitement étaient nettement plus importantes, on constatait des scores significativement plus élevés aux échelles d’évaluation du développement verbal, aux tests d’écriture et de lecture, et un QI plus élevé.
Leurs résultats scolaires étaient significativement meilleurs.

L’allaitement présente des avantages pour la santé maternelle

Après ajustement pour toutes les autres variables confondantes, le risque de diabète de type 2 était plus bas chez les femmes qui avaient allaité (RR : 0,81).
L’impact de l’allaitement était dose-dépendant : par rapport à l’absence totale d’allaitement, il était de 0,88 pour une durée totale d’allaitement de > 0 à < 1 ans, de 0,89 pour une durée de 1 à < 2 ans, 0,88 pour une durée de 2 à < 3 ans, de 0,75 pour une durée de 3 à 4 ans.

L’allaitement est corrélé à un niveau significativement meilleur de bien-être mental chez la mère. Les mères qui allaitaient exclusivement faisaient état d’un niveau plus élevé de satisfaction concernant le déroulement de leur vie quotidienne ; ces femmes avaient
également eu une grossesse plus heureuse, elles dormaient mieux, et elles étaient plus nombreuses à trouver que tout allait bien dans leur vie que les femmes qui n’allaitaient pas ou qui allaitaient partiellement.

Les facteurs de risque pour différents types de cancer du sein ont été recherchés dans le cadre de la Carolina Breast Cancer Study, une étude cas-témoin de population. La durée totale de l’allaitement, le nombre d’enfants allaités et le nombre de mois d’allaitement par
enfant étaient négativement corrélés au risque de cancer du sein de type basal-like, mais pas au risque de cancer de type luminal A. Chez les femmes afro-américaines, les auteurs estimaient que jusqu’à 68% des cas de cancers du sein basal-like pourraient être prévenus grâce à la promotion de l’allaitement et à la réduction de l’adiposité abdominale.

Le risque de polyarthrite rhumatoïde était inversement corrélé à la durée de l’allaitement : chez les femmes qui n’avaient jamais allaité, il était 2,17 fois plus élevé que chez les femmes qui avaient allaité pendant plus de 13 mois, et 1,35 fois plus élevé que chez celles qui avaient allaité pendant 1 à 12 mois.

L’allaitement abaisse le risque de nombreux problèmes de santé

Les auteurs ont compilé des données sur la prévalence de l’allaitement en Grande-Bretagne,
sur la prévalence de l’asthme, de la maladie cœliaque, et de l’obésité, et sur l’impact de
l’alimentation infantile sur le risque de ces pathologies. Ils estimaient que respectivement 3759, 9475, 12 104 et 16 753 cas d’asthme pourraient être évités si la prévalence de l’allaitement à 3 mois était de 40%, 54%, 60% et 70%. Ces chiffres étaient respectivement de 284, 652, 833 et 1175 cas pour la maladie cœliaque, et de 1712, 4229, 5353 et 7291 cas
pour l’obésité.

Par rapport aux enfants qui avaient été exclusivement nourris avec un lait industriel, les enfants qui avaient été allaités pendant au moins 6 mois avaient une prise de poids plus basse pendant la petite enfance, et ils étaient moins nombreux à présenter un surpoids ou
une obésité. L’impact du non-allaitement sur le risque de surpoids était plus évident chez les enfants nés à




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