Un nombre croissant de pays de l’OCDE privilégie l’éducation de la petite enfance, clé de la réussite scolaire



Selon un nouveau rapport de l’OCDE sur l’éducation des tout petits, Petite enfance, Grands défis II, un nombre croissant de pays accorde une priorité élevée à l’accueil et à l’éducation des tout jeunes enfants ainsi qu’à la qualité des services. Les premières années sont de plus en plus considérées comme l’une des clés de la réussite des politiques sociales, familiales et éducatives.

Les attitudes à l’égard de l’éducation sont intimement liées au contextes, aux valeurs et à la philosophie propres à chaque pays, et les stratégies mises en œuvre dans ce domaine sont différentes dans les 20 pays examinés – à savoir l’Allemagne, l’Australie, l’Autriche, la Belgique, le Canada, la Corée, le Danemark, les Etats-Unis, la Finlande, la France, la Hongrie, l’Irlande, l’Italie, le Mexique, la Norvège, les Pays-Bas, le Portugal, la République tchèque, le Royaume-Uni et la Suède. Cette disparité reflète des différences d’attitudes et de valeurs culturelles et sociales concernant les jeunes enfants, le rôle des familles et des pouvoirs publics, et la finalité de l’accueil et de l’éducation de la prime enfance.

Petite enfance, Grands défis II, qui présente une analyse comparative de faits nouveaux et de questions de fond, met en lumière les stratégies novatrices et propose des options pouvant être adaptées à différents contextes nationaux. Cet ouvrage, entre autres choses, signale :

un consensus de plus en plus large – fondé sur des travaux de recherche empruntés à une large palette de pays et couvrant l’évolution démographique, les mutations sociales et les analyses coût/avantage – selon lequel les pouvoirs publics doivent investir dans l’accueil et l’éducation de la prime enfance et réglementer ce secteur ;
une tendance à confier l’élaboration de la politique de la petite enfance et l’administration de ce secteur à un seul ministère, souvent celui de l’éducation ;
une évolution vers un resserrement des liens entre les centres d’accueil de la petite enfance et les établissements d’enseignement scolaire et le recours croissant à un référentiel national en matière de programmes d’éducation dans le secteur de la petite enfance ;
le bénéfice pour tous les enfants de deux années au moins de préscolarisation avant le début de l’enseignement obligatoire ;
des investissements publics en hausse, quoique toujours insuffisants, dans les services ;
une conception plus participative du relèvement de la qualité, fondée sur une large consultation des acteurs concernés et le recrutement de professionnels pour la documentation et la recherche ;
une idée plus précise, parmi les décideurs publics, des titres et diplômes dont le personnel a besoin pour faire face à une évolution rapide des situations sociales et familiales ;
un accroissement des chaires universitaires affectées à la politique d’accueil et d’éducation de la prime enfance ;
une prise de conscience de la nécessité de renforcer la recherche et la collecte de données à l’échelle nationale dans ce domaine.

© OCDE
Source : OCDE www.ocde.org




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