Savoir reconnaître les signes révélateurs du diabète de type 1 chez l’enfant et l’adolescent pour une prise en charge en urgence



Le diabète est devenu une épidémie planétaire, affectant toutes les populations, hommes et femmes, riches et pauvres, adultes et enfants… On pronostique en 2025 que 380 millions de personnes seront atteintes de diabète dans le monde. En France, 2,5 millions de personnes sont traitées pour leur diabète.
Le diabète de type 1 concerne environ 10% des diabétiques et concerne les enfants, les adolescents et les jeunes adultes. S’il n’est pas dépisté rapidement, le diabète de type 1 a des conséquences graves, d’où l’importance de connaître les symptômes révélateurs.
L’acidocétose est une complication grave qui révèle le diabète de l’enfant et de l’adolescent. En effet, en l’absence d’insuline, le glucose ne peut plus rentrer dans les cellules et il se produit dans le sang une accumulation de produits acides (d’où le terme acidocétose).
L’acidocétose peut être la cause d’hospitalisation en unité de soins intensifs si son diagnostic est méconnu ou retardé, et peut être mortelle. Sa fréquence peut être réduite grâce à une meilleure information des familles et des professionnels de santé. Traditionnellement aux côtés de l’Aide aux Jeunes Diabétiques (AJD), Lilly Diabète soutient la nouvelle campagne de l’Association lancée à l’occasion de la Journée Mondiale du diabète en multipartenariat aujourd’hui, le 14 novembre.

« LA CAMPAGNE DIABETE ENFANT ET ADOLESCENT 2011 OU COMMENT REDUIRE DE FAÇON SIGNIFICATIVE LA FREQUENCE D’ACIDOCETOSE AU MOMENT DU DIAGNOSTIC ? »

Parce qu’il est inacceptable qu’un enfant ou un adolescent se retrouve dans un état de santé grave, par non‐connaissance des signes de la maladie ou de l’urgence à être pris en charge, il est essentiel :
 de sensibiliser les familles, pour qu’elles soient attentives aux premiers signes du diabète (soif intense, urines abondantes, reprise du pipi au lit) et qu’elles consultent très rapidement un médecin.
 d’informer les professionnels de santé, pour qu’ils réagissent rapidement devant les symptômes du diabète, en pratiquant au cabinet une mesure de la glycosurie ou de la glycémie, et en dirigeant immédiatement les familles vers les centres hospitaliers.

Selon les recommandations de l’International Society for Pediatric and Adolescent Diabetes (ISPAD)11, attendre pour confirmer le diagnostic d’hyperglycémie peut être dangereux et fait prendre le risque d’une évolution rapide vers l’acidocétose.
La présence de sucre dans les urines (mesure de glycosurie) par bandelette urinaire et/ou la présence de sucre dans le sang (mesure de la glycémie) prise par une goutte de sang prélevée au bout du doigt suffisent pour orienter vers un centre de pédiatrie. Ces mesures peuvent être réalisées au cabinet du médecin sans passer par un laboratoire d’analyse.

En savoir plus sur l’Observatoire National du Diabète (réseau pédiatrique AJD)
Deux travaux sont à l’origine de ce projet :
• Une étude à l’échelle européenne menée par Claire Lévy‐Marchal12 et publiée en 2001 mettant en évidence une acidocétose révélatrice du diabète de type 1 chez les moins de 15 ans dans 40% des cas.
• Une publication du Professeur Vanelli à une réunion scientifique de l’AJD qui, à l’échelle de la province de Parme, a réussi à réduire le taux d’acidocétose de 78% à 12,5% grâce à une intervention auprès des familles13. Face à ces données, l’AJD a lancé un double défi à l’ensemble de la communauté pédiatrique française :
• recueillir des données descriptives à l’échelle nationale, sur la fréquence et les circonstances de survenue du diabète de type 1 chez l’enfant
• et mener une campagne de sensibilisation ayant pour objectif de réduire significativement le nombre d’acidocétoses au diagnostic du diabète.
L’Observatoire a débuté le 14 novembre 2009. Il utilise un formulaire électronique anonyme qui recueille des données sur les symptômes, les circonstances du diagnostic, le parcours du patient, l’état clinique au moment du diagnostic (poids, taille, état métabolique, pH, glycémie, HbA1c), le traitement éventuel et les antécédents familiaux.
Un objectif ambitieux et presque déjà atteint : 1 an pour inclure le maximum de nouveaux cas de diabète survenus chez des moins de 15 ans dans l’Observatoire. Ce projet a été proposé à tous les services de pédiatrie en France. 150 services se sont engagés activement dans cette étude et ont rempli un formulaire pour chaque nouveau cas de patient diabétique. L’AJD collecte et analyse ces données. Début octobre 2010, 1000 nouveaux cas de diabète chez des enfants de moins de 15 ans ont déjà été inclus dans l’Observatoire.
L’Observatoire a pour objectifs d’évaluer l’effet de la campagne sur la fréquence de survenue et la sévérité de l’acidocétose chez l’enfant. Elle permet également de justifier les messages et si besoin de les adapter en fonction des résultats à venir.

LILLY ET L’AJD : UNE ALLIANCE POUR DEVELOPPER L’EDUCATION AUTOUR DU JEUNE DIABETIQUE
Parce que de nombreuses personnes, professionnels de santé ou proches, interviennent auprès de l’enfant ayant un diabète, il est essentiel que tous aient des connaissances communes et des principes similaires sur le diabète et la façon de le prendre en charge.
Médecin, infirmière, diététicienne, psychologue, assistante sociale, parents, frères et soeurs, grands‐parents, maîtresse, nourrice, éducateurs, professeurs d’éducation physique … sont tous concernés par le diabète. Et depuis 50 ans, l’AJD initie des moyens de les réunir autour de l’enfant diabétique en partageant un même objectif : lui permettre de mener une vie normale.
Lilly et l’AJD travaillent ensemble pour concevoir et mettre à disposition des médecins et soignants :
• des formations de formateurs à la pédagogie, séminaires, réunions scientifiques…
• des diaporamas réservés sur intranet aux professionnels qui peuvent les télécharger et les utiliser pour informer et former les équipes de leur service.

L’AJD : autres exemples d’actions destinées à l’enfant et son entourage
• Séjours de vacances orientés « sport » ou « éducation » pour les enfants diabétiques. Rencontrer d’autres enfants diabétiques, partager et échanger, découvrir comment aller à la piscine, pouvoir faire du vélo… Apprendre à adapter les doses d’insuline en fonction de la vie qu’ils veulent mener, maîtriser les gestes techniques des analyses et des injections d’insuline… Tel est le programme de ces 22 000 journées par an, prises en charge par la Sécurité Sociale dont plus de 1200 jeunes profitent chaque année.
• Accueil de parents avec jeunes enfants de 1 ou 2 ans pour des rencontres d’éducation et d’échanges.
• Organisation de séminaires, de congrès pour les professionnels et de réunions pour les familles à Paris et en régions.
• Création de petits groupes de parents d’entraide régionaux, qui servent de relais entre la famille et l’hôpital dès l’issue du diagnostic et durant toutes les étapes de la vie de l’enfant.

Pour en savoir plus :
www.diabete‐france.net




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