Compte rendu de la 1ère journée de l’Ostéopathie dédiée à l’enfance et aux sportifs (1/2)



L’OSTÉOPATHIE PÉDIATRIQUE
Une autre réponse au bien-être du nourrisson et de l’enfant

En peu de temps, l’ostéopathie pédiatrique a pris une place importante dans la chaîne de soin du nourrisson et du petit enfant, séduisant tout particulièrement les parents qui se retrouvent souvent démunis face à des problèmes de pleurs incessants, de reflux, de torticolis, de déficit d’attention, d’hyperactivité, d’hypotonie ou encore de troubles du sommeil. Des perturbations fréquentes chez l’enfant et que le pédiatre a quelquefois du mal à résoudre.

Faute de réponses « médicales » à leurs problèmes, les parents se tournent désormais, souvent sur le conseil de leur entourage, vers des ostéopathes DO (Diplômé en Ostéopathie), capables de régler en peu de séances ces difficultés passagères. Car, si l’ostéopathie guérit les troubles fonctionnels, elle sert également à les prévenir : une réflexion qui s’accorde particulièrement bien avec les soins pédiatriques.

C’est ainsi que, progressivement, cette pratique pénètre les maternités, jouant un rôle préventif, mais aussi actif auprès des nourrissons. Toutefois, les places restent rares, les obstacles nombreux et les réticences profondes.

L’ostéopathie à la maternité : vers une meilleure reconnaissance

Dans le cadre de son mémoire, Catherine Garrigos-Montaron, étudiante en ostéopathie, a mené l’enquête entre octobre 2009 et janvier 2010 auprès des 526 maternités françaises, publiques et privées, pour comprendre quelle était la place de l’ostéopathie au sein de ces structures. Seules 24 d’entre elles n’ont pas souhaité répondre au questionnaire qui leur a été soumis.

Résultats : 493 maternités n’ont pas d’ostéopathes contre seulement 63 qui ont fait la démarche d’en accueillir un dans leur service, soit moins de 15%. Par ailleurs, le secteur public est à la traîne puisqu’on n’y trouve que 8,3% d’ostéopathes, contre 20% dans le privé.

Et pourtant, curieusement, 76 % des sages-femmes interrogées se disent convaincues de l’intérêt de cette pratique pour les nouveaux nés et conseillent d’ailleurs souvent à leurs patientes d’en consulter un dès leur sortie de la maternité.

Alors, pourquoi un nombre d’ostéopathes aussi réduit dans les maternités françaises ?
La réponse est plurielle :
– Le manque de budget est l’argument le plus souvent cité ;
– Les difficultés structurelles ensuite : l’ostéopathie n’étant pas reconnu comme une profession médicale, mais simplement comme une pratique, les établissements peinent à convaincre les assurances et à définir un statut précis dans les contrats de travail ;

– Le déficit d’information des médecins et du personnel encadrant, mais aussi le manque d’intérêt pour une pratique encore méconnue ;
– La réticence des pédiatres par manque d’information et de validité de nos pratiques.
Ils restent prudents. Nous devons les convaincre de notre complémentarité ;
– Enfin, l’absence de candidature spontanée est également un frein à l’expansion de la pratique.

Comment faire évoluer les choses ?
« L’ostéopathie pédiatrique demande des compétences spécifiques et nécessite une formation complémentaire au diplôme classique que nous avons évaluée à 400h, réparties entre la théorie et la pratique. Plus encore que dans d’autres domaines, la sécurité du patient est primordiale et seules la compétence et l’expérience du praticien peuvent la garantir ».
Souligne Michèle Barrot, ostéopathe à la maternité de l’hôpital d’Argenteuil et secrétaire du CDOP (Collectif de Développement de l’Ostéopathie Périnatale).




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