Le faire-part de baptême est-il toujours à la mode ?



Le mariage, la naissance d’un enfant, son baptême sont autant d’événements marquants dans une vie et d’occasions de réunir famille et amis proches autour de soi pour les célébrer. Comment annoncer et lancer les invitations pour une cérémonie de baptême ?

Au XXIème siècle, à l’heure d’internet et des conversations électroniques, le faire-part est-il encore et toujours le meilleur moyen d’informer de l’invitation à cet événement dont les origines religieuses sont très anciennes ? En effet,  alors que la correspondance manuscrite se fait rare, à l’heure des des emails, des sms, des messages privés sur différents réseaux et des messages vocaux au lieu de taper quelques mots, la question peut légitimement se poser !

Au quotidien les messages électroniques sont indéniablement pratiques. Ils « voyagent » vite et permettent des réponses rapides. Mais concernant un baptême, qu’il soit religieux ou civil, il s’agit d’annoncer un événement important pour l’enfant et sa famille. Si le faire part de baptême a principalement un rôle informatif, il est en fait bien plus que cela !

Le rôle premier du faire-part de baptême est de donner les informations concernant la cérémonie. Il faut donc y faire figurer le nom de l’enfant, la date, l’heure et l’adresse du lieu où elle se tiendra ainsi que les coordonnées pour répondre. Mais au-delà de cela, il est également un objet que les destinataires pourront être heureux de conserver.

Les origines du baptême

Plonger dans un liquide, immerger, selon son sens étymologique, le baptême est un rituel partagé par presque toutes les Eglises chrétiennes. Il est un sacrement qui permet à celui qui le reçoit d’être sauvé, d’être purifié du péché et de devenir un enfant de Dieu. Longtemps réservé aux adultes, à compter du XIIème siècle on commence à baptiser les enfants quam primum c’est-à-dire dès que possible. En effet, à cette époque la mortalité infantile est importante et le but est de faire entrer les enfants en religion très tôt afin de garantir le salut de leurs âmes.

Lors du baptême un parrain et une marraine sont désignés pour accompagner l’enfant. Leur rôle sera de participer à son éducation et d’aider les parents dans leurs responsabilités envers leur filleul.

Le baptême civil

Dans la continuité de la Révolution, un décret de 1792 instaure l’état civil laïc tenu par les municipalités. En effet, les registres étaient jusque-là rédigés par les prêtres mais ces derniers sont jugés trop royalistes. Un décret du 20 prairial an II (8 juin 1794) créé le baptême civil, ou baptême républicain. Celui-ci célèbre l’entrée de l’enfant non pas dans la communauté chrétienne mais dans la communauté républicaine.

Beaucoup moins codifié que le baptême religieux, le baptême civil se déroule à l’hôtel de ville en présence du maire et de son adjoint. Il est demandé au parrain et à la marraine de s’obliger à respecter leur engagement envers l’enfant qui devient leur filleul. Bien que la cérémonie se conclue par la signature d’un certificat de parrainage civil, ce dernier n’a aucune valeur juridique.

L’engagement pris par la marraine et le parrain n’est que moral et symbolique. Cela ne crée aucun lien de droit avec l’enfant en cas de disparition des parents.

La naissance du faire-part

Au XVIIème siècle on commence à annoncer la disparition des personnes via des « lettres de décès ». Elles sont envoyées après l’enterrement aux personnes qui n’avaient pas été conviées aux obsèques. Ce type de lettre est par la suite également envoyé pour les mariages. En 1781, Gauthier de la Peyronie, correcteur à l’imprimerie nationale, décide d’annoncer la naissance de son fils avec un faire-part. La bourgeoisie et la noblesse l’imitent.

Depuis, l’envoi d’un faire-part est devenu une tradition pour annoncer un mariage, une naissance, un baptême ou un décès.

Un faire-part unique

Pour marquer ce jour particulier, le faire-part peut être totalement personnalisé. Le ton peut être classique ou original. Les parents peuvent même choisir de faire parler l’enfant pour annoncer la cérémonie. Format, design, texte, il est possible de rendre son carton unique. Carré, rectangulaire ou rond. Feuillet simple ou double. Avec un dessin ou une photo de l’enfant. Modèle accompagné de fleurs séchées ou réutilisable en marque-page il est vraiment facile de se faire plaisir en créant le faire-part de baptême qui nous ressemble le plus. Cette création fait partie intégrante de l’organisation de cet événement dont le faire-part restera à coup sûr un joli souvenir.

Marquer l’événement

Afin de marquer l’événement et d’en conserver un souvenir, les parents font généralement faire des petits souvenirs pour les invités. Le faire-part est le premier d’entre eux. C’est aussi pour cela qu’une invitation par mail ou par message ne peut pas le remplacer et qu’il reste à la mode.

Le plus souvent on offre des dragées. Elles symbolisent la fertilité, l’amour, le bonheur, la longévité et l’abondance et sont le cadeau traditionnel de cette occasion. Il est possible de personnaliser l’emballage mais également le bonbon en lui-même en y faisant inscrire la date du baptême ou le prénom de l’enfant. Pour être plus original il est aujourd’hui possible d’opter pour une éco-cup personnalisée, une bougie ou encore un petit savon. Tout ou presque est imaginable pour offrir aux invités un souvenir que les personnes présentes pourront conserver.

Quel cadeau offrir ?

Plus qu’à n’importe quelle occasion, la tradition veut que l’on offre un cadeau qui sera conservé. Ainsi les plus traditionnels sont la médaille portée en collier, la gourmette, la timbale ou encore les couverts en argent ou métal argenté. Cependant, là encore, tout est possible et au final le plus important est de trouver une attention qui marquera l’occasion et que l’enfant pour garder longtemps. On peut ainsi opter pour une gourde, un cadre avec une plaque photo en aluminium ou encore un porte-clefs.

Le baptême est un événement important de la vie, qu’il revête ou non une connotation religieuse, il est une belle occasion de réunir les gens que l’on aime autour de l’enfant. Le faire-part, quelle que soit sa forme et au-delà de sa fonction d’invitation deviendra, pour les années à venir, un souvenir que l’on sera heureux de pouvoir conserver. On peut ainsi affirmer sans se tromper que le faire-part de baptême est intemporel donc bien toujours à la mode !

Lauriane Déchelette

 




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