L’Epiphanie 2026 : entre héritage et créations d’exception

L’Épiphanie demeure un temps fort du calendrier familial. En 2026, la date officielle est le mardi 6 janvier, mais comme coutume depuis que ce jour n’est plus férié (décret de 1802), les galettes commenceront à être mangées dès le dimanche 4 janvier. 

Une histoire de mages et de traditions romaines

L’Épiphanie, qui signifie « apparition » en grec, célèbre l’arrivée des mages à Bethléem. Si la tradition populaire a retenu les noms de Melchior, Gaspard et Balthazar, les textes bibliques restent plus mystérieux : ils ne précisent ni leur nombre, ni leur statut de rois. On retient toutefois de cette réécriture historique l’offrande de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

La galette puise ses racines dans les Saturnales romaines. Lors de ce solstice d’hiver, maîtres et esclaves partageaient un gâteau où était cachée une fève, symbole de fécondité. Celui qui la trouvait devenait le « roi d’un jour ».

Le sacre de l’excellence

Cheval Blanc

L’année 2026 consacre Maxime Frédéric, sacré Meilleur Pâtissier du Monde 2025. Il signe cette saison des créations majeures :

  • Au Cheval Blanc Paris : la galette « La Marguerite » (69 euros) au feuilletage floral, avec une fève représentant Lulu, le chien du palace ;
  • Chez Louis Vuitton : à la boutique Le Chocolat Maxime Frédéric, il propose une galette d’exception à la noisette sublimée par le Monogram (58 euros) ;

    Vuitton

  • Chez Pleincœur : sa boulangerie de quartier propose des versions traditionnelles, dont une frangipane amande au rhum (36 euros).
Haute Couture et pépites de pâtissiers

Le luxe et le savoir-faire artisanal s’invitement à table avec des collaborations qui font rêver les collectionneurs :

  • Dior réinvente sous la houlette de Yannick Alléno la galette des rois avec une création raffinée et contemporaine à découvrir en exclusivité au 30, avenue Montaigne à Paris. Sous un feuilletage inversé se dévoile une frangipane délicatement parfumée aux agrumes relevée par la douceur de la vanille de Tahiti, une pointe de fleur de sel et un disque de chocolat blanc teinté de gris, surmonté de l’étiquette Dior en touche finale ;
  • Yann Couvreur propose sa galette signature au feuilletage croustillant et doré garnie d’une frangipane à l’amande généreuse et fondante (42 euros). Une galette authentique, élégante et fidèle aux saveurs de l’Epiphanie ;
  • La galette Pomm’Envoûtée de la Maison Caffet évoque la pomme de la marâtre dans Blanche-Neige. Sous une pâte feuilletée pur beurre, elle cache une compote de pommes fondante et des quartiers rôtis rehaussés d’un crumble amande croustillant (35 euros) ;
  • La galette Carya de Nicolas Cloiseau pour La Maison du Chocolat associe harmonieusement un chocolat noir 70 % et une frangipane à la noix de pécan sous un feuilletage pur beurre extra-fin AOP Charentes-Poitou. Elle se pare d’une couronne en chocolat noir délicatement ajourée (65 euros) ;
Petits prix et belles surprises : les fèves à collectionner

Parce que l’Épiphanie est la fête des enfants, les enseignes de proximité misent sur des thématiques fortes et des objets de collection.

  • Monoprix : cette année, c’est la cheffe pâtissière Noémie Honiat (finaliste de Top Chef saison 5) qui a imaginé une galette gourmande et ludique en référence au jeu Pac-man avec des fèves inspirées du célèbre personnage jaune. A noter que 17 fèves gagnantes ont été glissées dans les galettes pour permettre de remporter une œuvre originale de l’artiste-peintre Bishop Parigo, d’une valeur de 2 500 euros (16,90 euros) ;
  • La galette cookie Picard est composée d’une pâte feuilletée pur beurre généreusement garnie d’une pâte à tartiner noisette-cacao, et recouverte d’un cookie fondant XXL noisette et pépites de chocolat (13,99 euros) ;
  • La galette pur beurre croustillante et dorée Thiriet est garnie de compote de pommes avec morceaux (7,99 euros) ;
  • Pour la 4e année, Lidl réitère l’opération des 60 galettes dans lesquelles 60 fèves gagnantes seront glissées permettant de remporter 60 bons d’achat de 1 000 euros. Élaborées artisanalement en Bretagne puis cuites quotidiennement dans les magasins, la galette est déclinée en 2 versions : frangipane et fruitée à la pomme (4,79 euros) ;
  • Coopérative U dévoile 5 galettes des rois aux saveurs originales et gourmandes : la galette à l’amande grise, la galette banane–chocolat, la galette cookie, la galette pistache griottes et la galette spéculos (disponibles dans les magasins U à partir de 7,99 euros).
La « part du pauvre », la tradition oubliée

Autrefois, la découpe de la galette ne s’arrêtait pas au nombre de convives présents. On réservait systématiquement une part supplémentaire, appelée « part du pauvre » ou « part du Bon Dieu ». Cette portion était destinée au premier nécessiteux qui frappait à la porte ou était conservée précieusement pour un membre de la famille absent (militaire, marin ou voyageur). Si la part restait intacte longtemps sans moisir, cela était considéré comme un présage de bonne santé pour l’année à venir. Une jolie tradition de partage et de solidarité à raconter aux enfants au moment de manger la galette !

Deux grands classiques à relire 

Pour accompagner la dégustation de la galette, pourquoi ne pas lire avec les enfants ce classique intergénérationnel paru en 1950 qu’est Roule Galette à l’instar de Père Castor qui a mis ses lunettes pour raconter une histoire à Caline, Grignotte et Benjamin (auteur : Natha Caputo – illustrations : Pierre Belvès – éditeur : Flammarion collection Les albums du Père castor – 11,50 euros) ! C’est l’histoire d’une dame qui prépare une galette pour son mari. Elle la pose sur l’appui de la fenêtre pour qu’elle refroidisse tranquillement. Mais voilà, la galette s’ennuie tellement qu’elle se laisse glisser et s’enfuit. Elle roule, bat la campagne, chantonne, échappe successivement à la convoitise d’un lapin, d’un ours, d’un loup, mais quand le malin renard l’attire, que va-t-il se passer ? Que va devenir la galette ?

Autre grand classique au moment de la galette : Le Petit Chaperon rouge, ce conte écrit par Charles Perrault  au XVIIe siècle (Anne Kalicky, Olivier Latyk – illustrations : Olivier Latyk – éditeur : Flammarion collection Les petits albums du Père castor – 5,95 euros) ! Il était une fois une petite fille de village que sa mère et sa mère-grand aimaient follement. Sa mère-grand lui fit confectionner un chaperon rouge qui lui seyait si bien que partout on l’appelait le Petit Chaperon rouge. Un jour sa mère avait fait des galettes, elle demanda au Petit Chaperon rouge d’aller en porter une avec un petit pot de beurre à mère-grand que l’on disait malade. En chemin, elle rencontre un loup malintentionné à qui elle révèla naïvement sa destination…
Et pour accompagner ces deux histoires, les enfants peuvent faire jouer des passages au loup (références 53012 et 50171 – 8,70 euros) et au renard (référence 53020 – 6,70 euros) des figurines Papo reproduites avec réalisme, qui sont des animaux sauvages que l’on peut trouver dans nos forêts et qui fascinent les enfants.
Avant de partager l’une ou l’autre de ces galettes ou même une faite maison, voici quelques conseils :
  • Attribution des parts : le plus jeune enfant se place sous la table pour désigner les destinataires des portions, assurant l’impartialité ;
  • Vigilance fève : pour les enfants de moins de 3 ans, la prudence est de mise. Il est conseillé d’émietter la part au préalable ou de privilégier une brioche sans fève ;
  • Température idéale : pour redonner du croustillant au feuilletage, rien de tel qu’un passage rapide au four à 150°C.

Bonne dégustation à toutes et à tous et félicitations aux reines et aux rois de 2026 !

Anne Vaneson-Bigorgne

Publié le 2 janvier 2026 par Anne Vaneson-Bigorgne

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