Un faire-part annonciateur d’un baptême


Selon ses convictions religieuses, le plus important après la naissance d’un enfant, c’est son baptême. Pour autant, jusqu’au XIIe siècle, seuls les adultes pouvaient être baptisés. Si les us et coutumes réservaient cette cérémonie à la famille, aujourd’hui les usages ont évolué et c’est l’occasion de réunir les gens proches y compris en dehors du cercle familial. 

Tertullien, premier père de l’Eglise d’Occident (150 à 222 après Jésus Christ) affirmait : « on ne naît pas chrétien, on le devient », en recevant le baptême, le premier sacrement du début de sa vie chrétienne.

Les origines du baptême des enfants

Si le baptême existe depuis le début du christianisme, il était réservé aux adultes. Ce n’est qu’à partir du VIe siècle et plus communément à partir du XIIe siècle que les enfants ont commencé à être baptisés pour protéger leur vie. En effet, comme la mortalité infantile était élevée en raison de la maladie, de la pauvreté, des guerres, de la famine… il n’était pas rare que les parents suppriment leur bébé. Pour protéger les nouveau-nés, les évêques et les synodes (assemblées d’ecclésiastiques) ont alors décidé de prescrire le baptême quam primum (dès que possible).

D’où vient le faire-part ?

A partir du XVIIe siècle, le faire-part, appelé « lettre de décès » annonçait la disparition de quelqu’un. Il était envoyé après l’enterrement à des personnes qui n’avaient pas été conviées aux obsèques et s’apportait alors à dos d’âne ou de cheval.
Par extension, il a servi à faire part d’un mariage, puis à partir de 1781 à annoncer une naissance grâce à Gauthier de la Peyronie, correcteur à l’Imprimerie nationale, qui a choisi d’annoncer la venue au monde de son fils en rédigeant un faire-part et qui a été imité par la bourgeoisie et la noblesse.

Le faire-part de baptême

Depuis l’annonce de la venue au monde du fils de Gauthier de la Peyronie, la tradition s’est étendue à l’annonce du baptême des enfants et aujourd’hui, le faire part de baptême est aujourd’hui à la mode et les parents y apportent une attention toute particulière, et ce, que la cérémonie soit religieuse ou civile.

Alternative au baptême religieux, le baptême républicain ou civil est aussi une façon pour les parents de donner symboliquement un parrain et une marraine à son enfant et de réunir sa famille et ses ami-e-s autour de lui.

Le faire-part se décliner sur tous les thèmes et sous différentes formes. Des accessoires tels qu’une photo de l’église ou de la mairie, un symbole religieux ou républicain, du vernis… peuvent être intégrés pour le personnaliser encore plus à l’image de son enfant.

De format carré ou rectangulaire, imprimé sur un papier blanc mat, ivoire, satiné pelliculé ou encore irisé, il aura le rendu personnalisé et unique désiré pour immortaliser ce jour particulier que les parents souhaitent partager en famille et/ou entre amis.

La création choisie peut être complétée par une carte de remerciement, un menu, un marque-place, une étiquette pour les sachets de dragées, un livret de cérémonie, etc.

Que mentionner sur le faire-part ?

Texte classique ou original, la famille peut aussi choisir de faire parler l’enfant qui va être baptisé et qui sera la puissance invitante de cette journée, ou opter pour texte humoristique, un poème, etc.

Pour remplir son rôle informatif, il doit contenir un certain nombre d’informations comme le prénom de l’enfant, le jour et l’heure de la cérémonie, l’adresse de l’église ou de la mairie, l’adresse de la réception qui suit, les coordonnées auxquelles pouvoir répondre.

Classique ou original, personnalisé ou pas, le faire-part de baptême touchera les personnes à qui il sera envoyé qui ne manqueront pas de remarquer le soin que les parents y auront consacré, tant dans la création de la carte que dans l’organisation de cette journée particulière.

Anne Vaneson-Bigorgne



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