PREVENTION : Un mode d’emploi pour la baignade




L’institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) a diffusé au début de l’été une nouvelle brochure de prévention des noyades. Ce « mode d’emploi de la baignade »* expose sur quinze pages les risques que l’on encourt en bord de mer, dans les rivières et les piscines.

En mer, il rappelle l’importance du choix des zones de baignade et recommande fortement les zones surveillées qui permettent une intervention plus rapide des secours. Le code couleur des drapeaux de baignade est également retracé : vert (surveillée et sans danger) , orange (dangereuse mais surveillée) , rouge (interdite). A l’arrivée sur le lieu de séjour, il conseille de s’informer sur les caractéristiques des zones de baignades : surveillées ou non, présence de phénomènes dangereux du type « baïnes », etc.

On l’oublie trop souvent : la baignade en milieu naturel est, sur le plan physique, plus exigeante qu’en piscine. Chacun doit donc tenir compte de sa condition physique avant de se lancer à l’eau et plus particulièrement lorsqu’on est un homme et que l’on a plus de 45 ans. Cette catégorie de la population est, en effet, avec les jeunes enfants, la première victime de noyades. En cause, une probable surestimation de son état de forme physique. Inutile d’autre part de lutter contre les courants au risque de s’épuiser. Dans ce cas, mieux vaut se mettre sur le dos, reprendre son souffle et éventuellement appeler à l’aide.

Le mode d’emploi de la baignade met tout particulièrement l’accent sur la sécurité des jeunes enfants. Parmi les conseils de base : ne pas les quitter des yeux, se baigner en même temps qu’eux, désigner un seul adulte responsable de leur surveillance. A noter que les brassards portant le marquage CE et la mention « conformes à la norme NF 13138-1 » sont les seuls équipements de protection individuelle vraiment efficaces.

Attention, donc, aux bouées et autres articles flottants (matelas, sièges flottants), qui ne protègent pas les tout-petits de la noyade.

Autre danger pour ces derniers : les piscines privées. Certes, les bassins doivent être désormais protégés par des dispositifs de sécurité (barrière, abris, couverture ou alarme) mais, insiste la brochure de l’INPES, cela ne dispense par d’une surveillance permanente des enfants par un adulte. Pour sa part, la CSC considère que les alarmes à détection d’immersion n’ont pas encore apporté la preuve de leur efficacité. Une réglementation spécifique, actuellement en préparation, devrait exiger un renforcement de la qualité de ces produits. En attendant, elle invite les consommateurs déjà équipés à la plus grande vigilance vis-à-vis de ces équipements qui ne permettent pas d’éviter l’accident mais simplement de donner l’alerte. Elle leur conseille de tenir compte, après le bain ou une première détection, de la période de latence (environ 20 minutes) inhérente à ces dispositifs et de ne pas altérer leur fonctionnement.

Il convient ainsi de veiller au bon fonctionnement des piles ou des batteries et de surveiller régulièrement le niveau d’eau du bassin de telle sorte que l’alarme reste suffisamment immergée.

* Vous pouvez télécharger le « Mode d’emploi de la baignade » sur le site : www.inpes.sante.fr

Source : CSC




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