Paris toujours plus accueillante aux familles : synthèse du rapport de l’Observatoire des familles parisiennes 2010



Paris a gagné 10 000 familles entre 1999 et 2006, selon le nouveau rapport de l’Observatoire des familles publié le 30 juin 2010. Cette hausse profite particulièrement aux familles de deux enfants et plus. Olga Trostiansky, adjointe chargée de la solidarité, de la famille et de la lutte contre l’exclusion, note avec satisfaction que les familles sont redevenues aussi nombreuses à Paris que dans les années 80.

La politique ambitieuse conduite en direction des familles depuis 2001 participe certainement du bien-être des familles à Paris : développement de places d’accueil de la petite enfance, renforcement des aides facultatives du Centre d’Action Sociale de la Ville de Paris en direction des familles, réalisation de logements familiaux dans le parc social, offre de loisirs périscolaires renforcée.

L’Observatoire des familles parisiennes, créé en 2006, collecte et analyse toutes les données statistiques disponibles (démographie, caractéristiques socio-économiques, logement, petite enfance, scolarité, loisirs, action sociale…) pour fournir chaque année un portait réactualisé des familles parisiennes et en connaître ainsi les évolutions. Outil de connaissance et d’aide à la décision, l’Observatoire des familles produit également des enquêtes complémentaires sur des aspects de la vie des familles peu appréhendés par les statistiques.
Parmi les travaux à venir de l’Observatoire des familles, l’amélioration de la connaissance des recompositions familiales, aujourd’hui difficiles à dénombrer. Dans la suite de l’étude qualitative réalisée cette année, une enquête spécifique « Familles et logement » sera conduite dans le cadre de la prochaine vague de recensement de la population, en début d’année prochaine, avec une surreprésentation de l’échantillon parisien, à la demande d’Olga Trostiansky. Cette enquête conduite auprès de 25.000 familles parisiennes apportera des informations précieuses sur la vie des familles recomposées et permettra ainsi d’améliorer le soutien de la collectivité.

Démographie

Paris comptait 254 414 familles au 1er janvier 2006, contre 244 514 en mars 1999 (dont +9.300 de familles de deux enfants et plus. La population parisienne est désormais plus familiale, la part des familles dans les ménages ayant augmenté (22,5% en 2006 contre 22% en 1999). L’augmentation du nombre de familles est particulièrement marquée dans les 2e, 3e, 9e, 10e, 19e et 20e arrondissements. La natalité se maintient depuis 1999 à un niveau élevé, supérieur à 30.000 naissances.

Les enfants nés de couples mixtes sont proportionnellement plus nombreux (21,3% des naissances en 2008 contre 16,4% en 2000), alors que la part des enfants ayant deux parents étrangers (-5,9%) ou deux parents français connaît une légère baisse depuis 2000 (-5,7%).
Le taux de natalité reste très élevé, avec 14,5 naissances pour mille habitants à Paris en 2006 (plus de 18 pour 1.000 dans les 10e et 18e) contre 13,1 pour mille au niveau national, en raison de la surreprésentation des 26-35 ans dans la population. L’âge moyen des mères à la naissance reste supérieur de 2 ans à la moyenne nationale (32 ans contre 30) ; celui des pères continue d’augmenter, la part des pères âgés de plus de 37 ans étant ainsi passée de 28% en 2000 à 33% en 2008.

Autre donnée importante du recensement : l’augmentation de la part des familles monoparentales, qui atteint 27,6% en 2006 contre 25,8% en 1999. Elles sont plus représentées dans les 13e, 14e, 18e et 20e arrondissements où leur part dépasse 30% des familles. Près d’un enfant sur quatre vit dans un foyer constitué d’un seul parent.
L’enquête publiée en 2008 par l’Observatoire des familles parisiennes montrait que la situation sociale des familles monoparentales est moins favorable que celles des couples avec enfant(s), la moitié étant non imposées. La confirmation de l’augmentation des familles monoparentales justifie donc pleinement l’attention soutenue que leur porte la municipalité, par exemple en élargissant l’accès à l’Allocation Logement Familles Monoparentales du Centre d’action sociale, dont le plafond a été porté de 1.300 à 1.600 euros lors du Conseil de Paris de septembre 2009.

Conditions de vie socio-économiques

La situation socio-économique des familles parisiennes est globalement meilleure à Paris que dans le reste de la France (le revenu déclaré moyen des foyers fiscaux avec enfants est de 62 800 euros à Paris en 2006, contre 44 300 euros en Ile-de-France et 34 600 euros en France), mais les disparités entre les familles sont marquées : la moitié des familles des 6e, 7e, 8e et 16e arrondissements déclarent plus de 60.000€ par mois, quand la moitié des familles des 10e, 1ee, 13e, 18e, 19e et 20e arrondissements déclarent moins de 30.000 euros. 20% des familles parisiennes vivent sous le seuil des bas revenus (plus du tiers dans les 18e et 19e arrondissements).
Les familles dont la personne de référence est cadre forment 40% des familles parisiennes. Cette proportion est largement supérieure aux taux franciliens (27%) et français (17%). Le taux d’activité des mères est également supérieur à Paris (82,4%) que dans le reste de la France (81,5%).

Logement

La taille des logements parisiens est une première barrière à l’accueil des familles : plus chers, de plus petite taille, d’où le rôle déterminant du parc social dans l’accueil des familles. En 2006, une famille parisienne sur quatre (25%) est locataire d’un logement HLM contre une famille sur six en province. Face à la forte demande familiale, la taille des logements sociaux créés constitue une donnée importante. La part des logements sociaux agréés de 4 pièces et plus s’est accrue depuis 2001, passant de 19% à 24% en 2005.
De même, la Ville de Paris porte une politique ambitieuse d’allocations logement pour les familles, qui permettent de couvrir l’ensemble des configurations familiales : Paris Logement Familles Monoparentales et Paris Logement Familles (2 enfants et plus) ont bénéficié en 2009 à 30.000 familles pour une dépense de près de 43M€, sans compter la nouvelle allocation Paris Logement en octobre 2009, qui peut bénéficier aux couples avec un enfants. Pour des raisons d’équité et de justice sociale, toutes ces aides sont sous condition de ressources.

Accueil de la petite enfance

La politique de soutien aux familles parisiennes est également fondée sur l’accueil de la petite enfance, dont l’offre importante est une spécificité parisienne : elle permet d’accueillir 32% des moins de trois ans en structure collective, 21% étant gardés à domicile ou chez une assistante maternelle. Entre 2001 et 2008, les 5.816 places créées ont permis d’augmenter le parc de places d’accueil collectif de près de 20%. Cet effort sera poursuivi jusqu’en 2014 avec la création de 4.500 nouvelles places.

Offre périscolaire

L’offre en direction des élèves a également augmenté : 80% des élèves de niveaux pré-élémentaire et élémentaire sont demi-pensionnaires en 2009-2010 contre 72,5% en 2001-2002 ; l’ensemble de l’offre périscolaire et extrascolaire a été renforcée pour faciliter la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle, particulièrement celle des centres de loisirs le mercredi et pendant les vacances scolaires.




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