Mise en garde de la CSC contre les risques de défenestrations d’enfants



Une fillette de cinq ans est décédée la semaine dernière en chutant accidentellement du septième étage de l’appartement familial situé à Villepinte, en Seine Saint Denis. En avril dernier, à Albi (Tarn), une fillette de deux ans et son frère aîné ont également chuté mortellement du huitième étage.
Aux beaux jours, il est en effet tentant d’aérer les appartements et d’ouvrir les fenêtres en grand. Mais pour les jeunes enfants, cette manœuvre peut avoir des conséquences dramatiques. Chaque année, en France, on déplore plus d’une centaine de défenestrations accidentelles d’enfants. Plus de 10 % leur sont fatales et autant leur laissent des séquelles neurologiques ou orthopédiques définitives.

A l’origine de ces drames, le peu de crainte qu’éprouvent les enfants de moins de six ans face au vide. Difficile, pour les parents, de les sensibiliser à ce risque qui, comme la noyade, ne leur est pas immédiatement perceptible, contrairement aux dangers de la coupure ou de la brûlure.

Dans un avis rendu en 2005, la CSC constatait les insuffisances de la réglementation, laquelle ignore toujours les systèmes de verrouillage ou de limitation d’ouverture des fenêtres et fixe la hauteur des garde-corps au mieux à 1 mètre, sans prendre en compte le risque d’escalade par des enfants, comme par exemple la présence de points d’appuis sur les balcons ouvragés, ni leur faculté de passer au travers des barreaux. Or, plusieurs études, françaises et étrangères, montrent que des enfants de moins de cinq ans peuvent franchir, sans point d’appui, des barrières de 1,10 mètre et, avec un point d’appui, jusqu’à 1,20 mètre.
En attendant la mise en sécurité des fenêtres et portes-fenêtres dans les logements existants et les constructions neuves, qui pourrait prendre de nombreuses années, la CSC invite les parents à la plus grande vigilance et leur conseille :

– de n’installer à proximité des fenêtres aucun meuble, lit ou coffre à jouets pouvant servir de marchepied à l’enfant
– d’installer sur les fenêtres en bois des entrebailleurs de sécurité à une hauteur inaccessible à l’enfant et limitant l’ouverture des battants à 10 cm. De confier cette tâche à un professionnel pour les fenêtres en PVC ou en aluminium, sachant que l’on trouve également depuis quelques années sur le marché d’astucieux limiteurs d’ouverture pour ces matériaux
– de ne pas installer de barrière de protection occultant la vision de l’enfant et risquant de l’inciter à la franchir, ni de filet ou de barrière de type “accordéon” trop fragiles, mais de privilégier les panneaux translucides n’offrant aucun point d’appui.

Par ailleurs, la Commission invite les professionnels de la santé et de l’action sociale à sensibiliser les populations migrantes, particulièrement touchées par ce risque.

Les avis de la CSC peuvent Ítre consultÈs sur son site internet :http://www.securiteconso.org

Source: CSC




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