Luminaires portatifs halogènes : à ne pas mettre entre toutes les mains



Avec leur socle massif qui renferme un transformateur électrique, ils ont une allure plutôt débonnaire. Mais ces petits luminaires halogènes possèdent deux bras métalliques par lesquels passe directement un courant alternatif de 12 volts. En principe, rien de dangereux pour le corps humain, le danger commençant autour de 40 volts.
Toutefois, la Commission de la Sécurité des Consommateurs a été saisie de deux plaintes concernant ces lampes portatives : un cas de brûlure sur une fillette dont la chaînette de cou est entrée en contact avec les tiges sous tension du luminaire, un cas d’électrisation sérieux sur un utilisateur ayant touché en même temps les deux bras de sa lampe.

La Commission a donc fait tester une dizaine de luminaires qu’elle s’est procurés dans différents lieux de vente.
Résultats : de nombreux points de non conformité, notices incomplètes, indications insuffisantes quant à la puissance maximale des ampoules, l’une d’entre elles affichant même une température de surface de 224 °C quand la norme n’autorise que 175 °C (risque d’incendie).

Cependant, aucun risque électrique particulier n’a été révélé par ces tests.
La CSC estime néanmoins que, s’agissant d’appareils qui comportent des parties sous tension accessibles à leurs utilisateurs – difficile en effet de ne pas toucher les tiges de ces lampes souvent posées sur nos bureaux – la moindre
dérive de fabrication peut entraîner de graves accidents. En conséquence, elle recommande aux autorités de surveillance du marché de renforcer leurs contrôles afin d’en éliminer les modèles qui pourraient présenter des risques de chocs électriques, d’incendie ou de brûlures.
Elle suggère d’autre part aux autorités en charge de la normalisation de proposer deux modifications des normes, l’une pour que les températures des parties accessibles sous tension de ces luminaires ne dépassent pas 60 °C, l’autre imposant un dispositif séparé de coupure du courant dans le circuit secondaire (celui qui délivre le courant de 12 volts).

La Commission invite les consommateurs à la plus grande prudence dans l’usage de ces luminaires, surtout s’ils ne sont commercialisés sous aucune marque connue. Elle recommande, dans la mesure du possible, l’achat de luminaires fonctionnant avec des ampoules à basse consommation dont les températures de contact, bien inférieures à celles des ampoules halogènes, limitent les risques de brûlures et d’incendie.

CONSEILS PRATIQUES
>Éviter l’achat de lampes de ce type si vous ne pouvez pas en identifier la marque.
>Avant l’achat, vérifier la présence (liste non exhaustive) des marquages suivants :
– symbole de la double isolation (deux carrés l’un dans l’autre) ;
– tension et puissance maximales de la lampe ;
– indication de la distance minimum entre la lampe et tout matériau (en général 20 cm) ;
– mention concernant le remplacement obligatoire de l’écran en verre, si celui-ci est perdu ou détérioré.
>Evitez tout contact, même bref, avec les deux branches du luminaire lorsqu’il est en service.
>Si une lampe en fonctionnement ?venait à se renverser, coupez immédiatement son alimentation avant de la redresser.
>Bannissez l’utilisation des luminaires halogènes mobiles dans les chambres d’enfant et à proximité de matières facilement inflammables (rideaux par exemple).
>N’utilisez plus les luminaires halogènes mobiles de conception ancienne, notamment ceux dépourvus de dispositif de protection de l’ampoule, ou ceux dont la sécurité a été dégradée par l’usage.
>Orientez vos décisions d’achat vers des luminaires offrant des températures de surface inférieures à celles des ampoules halogènes, notamment ceux équipés de lampes basse consommation.

Source: Commission de la Sécurité de Consommateurs




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