L’Espéranto se prononce pour le maintien du plurilinguisme



L’UNESCO célèbrera le 21 février la journée internationale de la langue maternelle visant à promouvoir la reconnaissance et la pratique des langues maternelles du monde. Un hommage à la diversité culturelle et linguistique auquel souhaite s’associer Esperanto-France dont la langue, l’espéranto, vient d’être retenue comme candidate au prix Nobel de la paix 2008.

Des langues en péril

Aujourd’hui, près de 6000 langues existent, mais 95 % d’entre elles ne sont parlées que par 4 % de la population. Deux langues disparaissent en moyenne chaque mois et on estime que 50 % des langues existantes sont amenées à disparaître dans un avenir prévisible, comme l’indique le professeur Stephen A. Wurm dans son ouvrage « Atlas of world’s languages in danger of disappearing » (Atlas des langues en péril), publié en 1996 et réédité en 2001 (Unesco Publishing).

L’importance de préserver l’enseignement des langues maternelles

Faire en sorte que ces langues survivent, aux côtés des grandes langues véhiculaires internationales, constitue aujourd’hui un véritable défi. « L’enseignement des langues et, en particulier, des langues maternelles devient donc plus important que jamais, dans un monde qui doit savoir communiquer à l’échelle globale mais qui doit aussi savoir préserver pour chacun la possibilité de parler sa langue propre » affirmait en 2004 M. Koïchiro Matsuura, Directeur général de l’UNESCO.

Préserver les langues maternelles tout en instaurant un véritable dialogue interculturel

Communiquer à l’échelle globale et sur un pied d’égalité, sans pour autant s’immiscer dans la vie privée des peuples, telle était l’idée du Dr Zamenhof lorsqu’il formula les bases de la langue espéranto en 1887. Langue auxiliaire aux qualités propédeutiques reconnues, l’espéranto proscrit toute hégémonie culturelle et linguistique et constitue « sans doute un des meilleurs alliés du plurilinguisme » (Claude Hagège, Combat pour le français, 2006). Reconnue par l’UNESCO, mise en avant par François Grin dans son étude commandée par le HCCE sur l’enseignement des langues étrangères comme politique publique en France (2005), la langue internationale espéranto « offre une alternative au risque de prépondérance de plus en plus marquée de certaines des langues actuelles, sans mettre pour autant en péril le patrimoine linguistique qui fait la richesse de l’Europe » (extrait de l’amendement Dell’Alba au parlement européen le 29 mars 2004).

Source: Espéranto France




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