Les accidents de la vie courante : la sécurité des enfants



À l’issue d’un colloque sur les nouveaux enjeux de la sécurité des consommateurs, la CSC avait engagé, en novembre dernier, en partenariat avec l’Institut national de la consommation (INC) et Macif Prévention, un vaste processus de réflexion et de concertation sur le thème de la prévention des accidents de la vie courante. Il s’agissait, pour les partenaires, d’ouvrir un Forum associant les acteurs de terrains appelés, à un titre ou à un autre, à connaître de ce sujet, qu’il s’agisse des associations familiales, des professionnels de santé ou des organismes d’assurance.

Les accidents de la vie courante représentent la première cause de décès des enfants de moins de 15 ans (280 en 2004). Ces accidents s’avèrent deux fois plus fréquents dans
cette tranche d’âge que dans le reste de la population.
En dépit de récents progrès – soit une réduction de moitié du nombre de décès depuis 1990 – de nombreux spécialistes estiment que l’on pourrait encore éviter 50 % des traumatismes (étude 2007, European Child Safety Alliance).

Même si les études épidémiologiques mériteraient d’être mieux renseignées sur les produits et les mécanismes en cause dans la survenance des traumatismes, l’accidentologie indique d’ores et déjà les pistes de prévention à explorer.

Ainsi, observe-t-on que 40 % des personnes impliquées dans un accident de barbecue ont moins de 10 ans, 20 % de celles qui chutent dans un escalier ont moins de 4 ans, 34 % des victimes de brûlures avec un liquide chaud ont également moins de 4 ans, etc. L’atelier plaide pour que les moyens consacrés à la prévention des accidents d’enfants soient augmentés, via le renforcement des campagnes nationales de prévention ou la création d’un portail Internet dédié à cette cause. À l’école, il s’agirait de privilégier la sensibilisation des élèves de 6ème aux chocs et traumatismes qui les touchent plus fréquemment que les élèves des autres classes. À destination de cette tranche d’âge, une campagne d’information sur les risques associés à l’usage intensif de l’internet et des jeux vidéo serait souhaitable.

En termes de réglementation, l’atelier juge utile l’adoption au niveau européen d’une directive encadrant la sécurité des articles de puériculture, à l’instar de c qui existe déjà dans
le secteur du jouet. Une modification du code de l’urbanisme et du logement autorisant le rehaussement des garde-corps des fenêtres et balcons permettrait également de prévenir
les défenestrations d’enfants (environ 150 par an). D’autre part, un renforcement des normes relatives aux jouets (limitation des accès au rembourrage et de l’arrachage des poils de peluches) et aux vêtements pour enfants (réduction des risques d’arrachement des petits éléments) mériterait d’être étudié.

Enfin, s’agissant de l’exposition des enfants aux polluants domestiques présents dans l’air intérieur des habitations particulières ou de certains espaces collectifs, un effort d’information et de réglementation devrait être entrepris, notamment sur les composés organiques volatiles, afin de limiter les risques de surexposition des nouvelles générations à ces polluants.

Source: Commission de la Sécurité des Consommateurs




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