L’enfant & les sortilèges – fantaisie lyrique ( dès 7 ans)



Le Théâtre des Salins accueille le spectacle L’enfant & les sortilèges de Maurice Ravel, livret de Colette, version de chambre Didier Puntos, mise en scène Arnaud Meunier

Un enfant de sept ans est assis, grognon, devant ses devoirs. Puni par sa mère, il se met en colère et se jette sur tout ce qu’il trouve. Il casse, déchire, arrache, malmène des animaux.

Épuisé, il se laisse tomber dans un fauteuil… mais celui-ci recule. La magie entre en scène : les objets et les animaux s’animent, menacent puis se jettent sur l’enfant. Terrorisé et honteux, il soigne un petit écureuil blessé avant de s’évanouir. Prises de regret, les créatures lui pardonnent et le ramènent à sa maman.

Composée en deux parties, cette oeuvre écrite sur un livret de Colette, est la seconde et dernière fantaisie lyrique de Ravel. C’est l’une des plus grandes réussites du compositeur qui raconte, avec lyrisme et humour, le monde de l’enfance.

Didier Puntos en a écrit une adaptation pour piano à quatre mains, flûte, violoncelle et double quatuor vocal qui a été créée lors du dernier Festival d’Aix.

Extrait VIDEO: http://vimeo.com/46494495


L’Enfant et les sortilèges de Maurice Ravel- Direction musicale Didier Puntos – Mise en scène Arnaud Meunier – Festival d’Aix-en-Provence, juillet 2012 ©P.Berger / artcomart

Le projet d’Arnaud Meunier
L’Enfant et les Sortilèges est un conte initiatique sur l’arrachement à l’enfance, sur cet âge caractéristique où domine l’envie de liberté mêlée à l’angoisse de mort qu’elle génère.
Comme dans la chèvre de M.Seguin, l’enfant s’ennuie et rêve inconsciemment d’un ailleurs. Mais comme la petite Blanchette, il découvrira également bien vite les affres de l’émancipation.
La colère du début de l’oeuvre, qui marquera l’entrée dans un monde fantastique, représente l’acte transgressif, celui qui permet une bascule : l’abord de l’adolescence. La transformation du corps qu’il suppose, est toujours synonyme de violence : découverte de la sexualité, peur d’être rejeté, prise de conscience des conséquences de ses actes…
C’est de tout cela que nous parlent Ravel et Colette sous le déguisement d’une revue de music hall où les tableaux fantaisistes et les genres musicaux s’enchaînent avec brio.
Et c’est précisément ce qui fait toute la beauté et la force de l’oeuvre : derrière le charme du divertissement, se cache une profondeur sur notre rapport à l’enfance. Monde des possibles et paradis perdu à jamais. Richesse méconnue que l’on regrette ensuite.
Aucune mièvrerie pour autant : la violence et la cruauté sont là et ni la jolie princesse,ni les personnages naïfs de la tapisserie ne pourront revenir. Disparus pour toujours,trésors engloutis.
Comme pour la larve devenue papillon, il y a eu métamorphose.
La remarquable adaptation de Didier Puntos concentre l’oeuvre de manière saisissante. Tout y est subtil, délicat transformant l’opéra original en un théâtre musical propice à une belle attention du spectateur et à un travail de troupe avec les huit chanteuses et les quatre musiciens.
Nous entrons dans un théâtre des sensations où c’est la musique qui raconte, évoque, rend sensible et nous émeut.
Nous avons tous cette même histoire. Celle peuplée d’amis imaginaires, d’animaux aimés et d’insectes persécutés. Celle marquée par la peur du noir, le mystère de la reproduction, la détestation de notre propre égoïsme. Celle du passage au monde des adultes.
Avec Damien Caille-Perret, scénographe, nous avons choisi de fuir l’imagerie du salon bourgeois où l’enfant est puni pour lui préférer l’univers du grenier, pièce à jouer, nous permettant la souplesse et la liberté d’un théâtre forain.
Entre TimBurton et Miyazaki,nous souhaitons pouvoir autant évoquer la mélancolie que la fantaisie et le lyrisme.
Aussi, le théâtre d’ombres, la lanterne magique, l’évocation des automates et le recours aux marionnettes seront autant d’éléments de mise en jeu riches et éclectiques qui suggéreront toutefois un univers très homogène.
Les douze interprètes constitueront une troupe narrative mue par le plaisir enfantin de la transformation par le costume ou l’accessoire.
Il faudra que l’on rit bien entendu mais aussi et surtout que l’on ait peur! Comment pourrait-il en être autrement si l’on veut trouver à la fin le chemin de l’apaisement et de la réconciliation?

grande salle • Durée : 50 min • Tarif : 10€ • 8€ I 15€ •13€ • 12€ – scolaire le 29 jan • 14:15

Théâtre des Salins – Martigues – Scène Nationale
19 Quai Paul Doumer -13692 Martigues
www.theatre-des-salins.fr
Réservation – 04 42 49 02 00




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