L’édition 2020 de la semaine mondiale de l’allaitement maternel


Organisée dans 120 pays par l’Unicef et ses partenaires, dont l’Alliance mondiale pour l’allaitement maternel et l’Organisation Mondiale de la Santé, chaque année, un thème différent est défini.

La première édition s’est tenue en 1992. Cette année elle a lieu du 12 au 18 octobre 2020. Jusqu’en 2005, symboliquement, elle se déroulait la 40e semaine de l’année, ce qui correspond à la durée d’une grossesse menée à terme. Depuis 2006, elle est programmée durant le mois d’octobre entre la 40 et la 44e semaine de l’année calendaire.

Pourquoi une semaine mondiale de l’allaitement ?

Comme l’expliquait déjà Mélanie Schmidt-Ulmann dans son article sur l’allaitement en 2014 et qu’elle détaille dans son livre 100 réflexes allaitement (dont la première édition est parue en 2011 aux Editions Leduc.S) : « l’allaitement est la façon la plus naturelle et la plus adaptée aux besoins d’un bébé : c’est l’aliment le plus naturel et en plus, il est bourré d’anticorps et toujours à bonne température ! L’aventure mérite d’être tentée… encore faut-il que cela reste LE choix éclairé de la maman : c’est-à-dire un choix personnel fait en ayant eu au préalable toutes les informations sur le mécanisme de l’allaitement. »

Pour autant les nouvelles mamans ne savent pas toujours comment faire concrètement : voici quelques questions les plus courantes : comment se préparer à l’allaitement ? Comment bien mettre bébé au sein ? Bébé a-t-il assez bu ? Que faire si les seins sont douloureux ? Combien de temps dois-je allaiter ? Mon bébé va-t-il mieux grandir ou grandir plus vite si je l’allaite ? Vais-je être une mauvaise mère si je n’allaite pas ? Etc.

La Semaine Mondiale de l’Allaitement Maternel souhaite faire prendre conscience de l’importance de l’allaitement maternel, notamment en terme de développement de l’enfant. Le lait maternel apporte des substances nutritionnellement parfaites aux bébés, qui en outre les protègent de maladies comme le colostrum sécrété par la mère dès la naissance de son bébé, riche en anticorps et qui possèdent de nombreuses propriétés anti-infectieuses. Ce sont des éléments indispensables pour la croissance et le développement rapide du cerveau et du système nerveux central du nourrisson. L’allaitement favorise également l’attachement mère-enfant, élément fondamental de l’élaboration de la personnalité comme des capacités d’apprentissage de l’enfant. Le lait maternel est un élément essentiel pour la sécurité alimentaire de tous les bébés dans le monde et c’est l’une des ressources naturelles et renouvelables les plus précieuses de la planète. Toutes les mères ont du lait, et c’est le seul aliment disponible pour les personnes les plus démunies pour nourrir leur enfant. Néanmoins, l’allaitement ne doit pas être vécu comme une contrainte ou un devoir, mais comme une volonté de la part d’une future ou jeune maman. D’autres solutions existent comme tirer son lait et le donner au biberon si la mise au sein est douloureuse ou si elle ne peut pas se faire dans de bonnes conditions.

La durée de l’allaitement en question

Alors que l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) recommande l’allaitement exclusif jusqu’à l’âge de 6 mois puis l’allaitement continué jusqu’à ce que l’enfant ait 2 ans, l’étude Elfe maternité révèle que « la durée d’allaitement en France est loin des 6 mois d’allaitement exclusif (enfants recevant uniquement du lait maternel à l’exclusion de toute autre boisson, y compris de l’eau) recommandés par l’OMS. Cette première analyse suggère que les limites à l’allaitement prolongé sont associées à la fois à la situation familiale, à la situation vis-à-vis de l’emploi et à des facteurs liés à l’éducation et à la culture ».

Mélanie Schmidt-Ulmann précise que cette même « étude fait apparaître que 59 % des bébés sont allaités exclusivement à la naissance et qu’à 3 mois, ils ne sont plus que 10 % à être allaités de façon exclusive et 39 % à l’être encore de façon partielle. A 6 mois, seul un enfant sur 4 est encore allaité. L’étude insiste sur le fait qu’au regard des recommandations de l’OMS, les mères qui ont choisi d’allaiter devraient être encouragées à maintenir un allaitement maternel ​si possible jusqu’à 6 mois ».

Aider et encourager l’allaitement

De nombreux ouvrages existent pour permettre à la future ou à la nouvelle maman de faire ce que l’on appelle un choix éclairé : celui ou non de l’allaitement mais en sachant pourquoi. Parmi ces ouvrages, citons Vivez pleinement votre choix d’allaiter ! de Christel Niquille et Karima Peyronie (membres toutes les deux de Mum to be Party) paru aux Editions Leduc.S en 2018. Elles y abordent le manque d’informations, la fatigue, la culpabilité, la pression de l’entourage, le manque de lait, les crevasses, … et dévoilent quelques secrets pour un allaitement épanouissant. Ou encore Mon allaitement sur mesure, le guide essentiel pour apprendre à nourrir son enfant en toute confiance de Carole Hervé et Julie Martory tout juste publié aux Editions Albin Michel.

Une étude post confinement

Et de l’aide et des encouragements toutes les mamans qu’elles allaitent ou non en ont bien besoin depuis que ce virus sévit dans le monde. En effet, les jeunes mamans en particulier et les nouveaux parents en général si l’on se réfère aux résultats de l’enquête menée auprès de 150 futures et nouvelles mamans françaises par la marque Lansinoh* et IDM Families pendant le confinement en France : 47 % des femmes qui vont avoir un bébé ou qui en ont eu un  pendant la crise Covid déclarent que cette crise a ou va impacter leur accouchement.
Dans la même étude, le souhait d’allaiter son futur bébé est passé de 59 à 74 %. En effet, cette pandémie a donné aux mamans l’envie d’allaiter leur bébé pour 3 raisons principale : leur offrir le meilleur, créer du lien et le protéger des maladies. Parmi toutes celles qui ont fait le choix de l’allaitement pendant le confinement, 25 % ont rencontré des soucis durant l’allaitement : 15.6 % qui ont dû arrêter leur allaitement et 9,5 % ont eu ou ont encore des difficultés de 3 ordres : 1 femme allaitante sur 2 a eu des soucis de quantité de lait qui ont pu se résoudre grâce à des massages de leurs seins ou à l’aide de tire-lait ; 4 mamans sur 10 ont souffert de crevasses, résolues avec une crème à base de lanoline ; 2 sur 10 ont eu des mastites ou engorgements suite à l’allaitement qui peuvent se résoudre en utilisant des compresses et/ou bouts de seins.

Chaque difficulté liée à la mise en place de l’allaitement peut trouver une solution, encore faut-il avoir confiance en soi et en son bébé pour les surmonter, en parler à son entourage ou à une personne qualifiée et trouver les produits les plus adaptés.

Anne Vaneson-Bigorgne

*La société Lansinoh qui est à l’origine de cette enquête post confinement, a été fondée aux États-Unis il y a 35 ans par une maman qui avait choisi d’allaiter son enfant. Elle vient aujourd’hui en aide à des millions de mères dans plus de 60 pays. Connue notamment pour sa crème pour mamelons à la lanoline HPA Hautement purifiée, la marque propose une gamme complète de solutions permettant aux mamans de mener à bien leur projet d’allaitement et œuvre avec les sages-femmes et les professionnels de santé en proposant de l’information et des échantillons à destination des mamans.

 



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