L’ECZEMA CHEZ LES BEBES PROVOQUE PAR LE STRESS PENDANT LArnGROSSESSE



47% des cas d’eczéma atopique chez les bébés sont provoqués par le stress pendant la grossesse

– Plus de 40% de la population européenne souffre du rhume des foins
– Le top 3 des allergènes européens: l’herbe, le bouleau, l’olivier
– Le potentiel des pollens varie en fonction de la « nationalité », avec des pollens 4 à 5 fois plus forts en fonction des pays européens
– L’asthme et les rhinites pèsent sur la santé en Europe Genève/Zurich (Suisse), 15 juin 2012 – Le congrès mondial leader dans le domaine de l’allergie et de l’immunologie – EAACI 2012 – qui débute demain à Genève, sera l’occasion de présenter notamment de nouveaux résultats d’études sur le stress pendant la grossesse et les différences de réactions dues aux pollens en Europe.
L’anxiété de la mère durant la grossesse représente un facteur de risque pour le début de l’eczéma atopique des enfants à l’âge de 6 à 8 mois. Des chercheurs du Centre national pour la santé des enfants et du développement, du département des allergies de Tokyo, Japon, sont arrivés à cette conclusion après avoir analysé les données de 896 paires mère-enfant (474 enfants et 422 filles). Les conclusions seront présentées pour la première fois lors du Congrès EAACI 2012.
« 18,75% des mères ont été classifiées dans la plus haute catégorie d’anxiété, 62,39% des mères ont montré une anxiété modérée et 18,86% des mères ont été classées dans la catégorie la plus faible de l’anxiété », explique le Dr. Mana Hamaguchi, psychologue clinicien au Centre national pour la santé des enfants et du développement. La prévalence moyenne de l’eczéma atopique était de 46,76%. Les tests ont montré que les mères et les enfants classés parmi les plus anxieux avaient le plus de risque de souffrir d’eczéma. La conclusion est que les mères souffrant d’anxiété pendant la grossesse ont un risque plus élevé de voir leurs enfants développer un eczéma à l’âge de 6-8 mois.

Le potentiel du pollen diffère de 4 à 5 fois en moyenne entre pays européens
Les résultats du Réseau d’information de l’impact sur la santé des allergènes aéroportés (projet HIALINE) seront également présentés lors du Congrès EAACI 2012. Des chercheurs à travers l’Europe ont étudié le potentiel allergique des pollens issus des trois principaux déclencheurs de rhume des foins en Europe: l’herbe, le bouleau et l’olivier.
« Nous avons trouvé dans tous les lieux en Europe une corrélation importante entre le niveau d’allergènes dans l’air et le nombre de pollens. Mais l’allergénicité, l’agressivité en d’autres termes, des pollens varie fortement à travers l’Europe, en fonction des jours, de l’année et du lieu », indique le professeur Dr. Jeroen Buters, toxicologue et biologiste moléculaire à l’université de Munich et membre du groupe d’aérobiologie & de pollution d’EAACI.
Le pollen de l’herbe, comparé à différents endroits, a démontré la plus large variation en Europe, la France ayant le potentiel annuel moyen le plus élevé pour le pollen de l’herbe, soit 7 fois plus qu’au Portugal. Concernant le pollen de bouleau, la moyenne annuelle du potentiel était comparable entre plusieurs endroits, mais variait tout de même plus du double. Le pollen d’olivier, mesuré à 400 km de distance, variait 4 fois dans sa capacité allergisante. Au Portugal, le pollen venu d’Espagne relâchait par moment bien plus d’allergènes que le pollen « local ». Le pollen espagnol était ainsi responsable des réactions allergiques au Portugal.

Le transport dans l’atmosphère peut provoquer des allergies dans des régions jusqu’à présent épargnées
La conclusion: des réactions allergiques comme le rhume des foins ne dépendent non seulement du pollen, mais du nombre d’allergènes que le pollen transporte et qui diffèrent plus de 10 fois en fonction des jours, des lieux et des années. Le transport dans l’atmosphère de pollen à fort potentiel vers des endroits ayant habituellement une exposition plus faible aux allergènes peut provoquer une augmentation soudaine du nombre de personnes souffrant d’allergies. Des changements du transport dans l’atmosphère ou du climat en général peuvent avoir comme conséquences que des patients souffrent d’allergies, alors qu’ils n’étaient pas touchés précédemment.

L’asthme et les rhinites pèsent sur la santé en Europe
L’asthme et les rhinites sont les maladies les plus courantes pendant l’enfance. Un enfant sur trois souffre de ces maladies et jusqu’à 15% d’entre eux souffrent d’une forme particulièrement sévère de la maladie. Les coûts directs et indirects atteignent plus de 100 milliards d’euros par an. Les mesures destinées à prévenir ou arrêter la progression de ces maladies allergiques auront un impact majeur sur la qualité de vie des Européens et sur la santé publique. Alors qu’il est important de promouvoir les maladies allergiques comme priorité du domaine de la santé en Europe et au-delà, les représentants de différentes organisations, dont la député européenne Elisabeth Gardini, vont discuter des prochaines étapes dans la lutte contre les maladie respiratoires chroniques. Le débat aura lieu pendant la conférence diffusée en direct (http://livevideo.infomaniak.com/iframe.php?stream=650kb&name=eaacci&player=993) et intitulée « Les priorités pour la santé européenne: le programme de la recherche et de la politique » (lundi 10h45 – 12h15).

Le président de l’EAACI, prof. Cezmi Akdis: « Nous devons contenir l’épidémie allergique »
En raison de ces difficultés, l’EAACI appelle à un soutien plus important de la recherche afin de combattre les maladies respiratoires chroniques. Le professeur Cezmi Akdis, président de l’EAACI, a appelé à agir: « Si l’épidémie allergique doit être contenue ou inversée, alors des efforts de recherche systématique et persistante sont nécessaires. Il est très important de comprendre les mécanismes de cette maladie et les systèmes de surveillance, par l’intermédiaire des registres de santé, peuvent apporter des informations cruciales. Des approches innovantes en terme de diagnostic et de thérapie, ainsi que l’immunothérapie, devraient être apportées aux patients par l’intermédiaire d’essais cliniques à grande échelle ».
Le professeur Akdis a également attiré l’attention sur la recherche destinée au développement d’une prévention innovante, « parce que chaque année 2 millions de personnes développent une forme de maladie allergique en Europe », a-t-il ajouté.

L’EAACI lance à Genève un Comité d’organisation des patients
L’académie accueille favorablement le travail des organisations de soutien des patients du monde entier. Plus de 25 représentants nationaux d’Europe, d’Amérique du Nord, d’Amérique du Sud, du Moyen-Orient, d’Asie, d’Australie et de Nouvelle Zélande sont impliqués dans cette initiative. Le Comité d’organisation des patients travaillera au sein de la plateforme EAACI avec des leaders d’opinion pour développer une meilleure gestion, une éducation, un accès aux soins et une plus grande sécurité et qualité de vie pour les personnes souffrant d’allergie et leurs proches. Le développement de standards minimums mondiaux de soins vise à soutenir au niveau mondial les personnes souffrant d’allergies.

Au sujet de l’EAACI
L’Académie Européenne d’Allergie et d’Immunologie Clinique (EAACI) est une association à but non lucratif dans le secteur des allergies et des maladies immunologiques tels que l’asthme, la rhinite, l’eczéma, les allergies en milieu professionnel, les allergies aux aliments et aux médicaments et de l’anaphylaxie. L’EAACI a été fondée en 1956 à Florence et est devenue la plus importante association médicale en Europe dans le secteur de l’allergie et de l’immunologie clinique. L’association compte plus de 6.800 membres originaires de 121 pays, ainsi que 42 associations nationales d’allergie.




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