La protection de l’enfance sur Internet: notre impérieux devoir



Elevés au sein d’un océan informationnel et communicationnel, ceux que l’on appelle communément les « digital natives » (les indigènes du numérique) suivant l’expression de Marc Prensky, c’est à dire les élèves et les étudiants d’aujourd’hui sont largement en rupture avec la génération précédente pour tout ce qui concerne l’utilisation des outils numériques.
Notre conviction profonde est que la survenue d’un tel environnement ne change en aucune façon les fondamentaux du rôle de parent. Il n’en reste pas moins qu’en tant qu’acteur majeur de la société de l’information, nous nous devons d’assumer pleinement le devoir qu’une telle position nous impose, à savoir aider les parents à protéger leurs enfants quand ils surfent sur Internet, épris de liberté et d’indépendance.

Ainsi depuis quelques années, notre vigilance est constante sur ce sujet. Car les usages évoluent vite et avec eux les risques.
Pour preuve, dès 2003, nous avons été le premier acteur de l’Internet à prendre la difficile décision, saluée par les associations de protection de l’enfance, de fermer les salles de « chat ». Ces espaces de discussion en ligne ouverts à tous présentaient en effet des risques pour les enfants, du simple fait qu’on ne pouvait contrôler qu’à posteriori ce qui s’y disait et que les mauvaises rencontres y étaient non pas fréquentes mas en tout cas possibles. Notre entreprise a donc fait le choix de proposer aux parents un Internet où les enfants ne communiquent qu’entre amis clairement identifiés, sur la messagerie instantanée (Windows Live Messenger) ou sur leurs blogs (Windows Live Spaces), tous deux configurés par défaut pour n’être accessibles qu’au réseau d’amis de l’enfant et non au monde entier.

Plus récemment, l’évolution permanente des usages de la toile nous a amenés à pousser plus loin cette démarche.
Notre équipe, épaulées par les associations de protection de l’enfance, se sont rendu compte que les enfants n’étaient toujours pas très regardants sur leurs listes d’amis et que cela pouvait à nouveau ouvrir la porte à de mauvaises rencontres. Nous avons donc lancé en mai 2008 le logiciel de contrôle parental gratuit de Windows Live, qui permet au parent d’être alerté par email dès qu’un nouvel utilisateur contacte son enfant et d’autoriser ou non les échanges avec lui. Nous avons également été la première entreprise à doter une console de jeu vidéo d’un logiciel de contrôle parental permettant aux parents de s’assurer que leurs enfants utilisent des produits adaptés à leur âge ou, dans le cas de jeux en réseau, qu’ils ne communiquent pas avec des inconnus.

Aujourd’hui, tous nos logiciels, que ce soit notre système d’exploitation Windows Vista, notre console de jeu Xbox 360, nos services en ligne de la gamme Windows Live sont équipés en standard d’un contrôle parental qui permet de filtrer les contenus choquants et préjudiciables aux plus jeunes, éviter que ces jeunes ne jouent pas à des jeux qui ne sont pas de leur âge, leur définir des plages horaires pour surfer sur Internet ou pour jouer etc.
Cela étant, aucune technologie ne remplacera jamais la vigilance, celle des parents comme celle des enfants. Il faut donner aux enfants les « bons réflexes » de comportement sur internet, à l’image de ceux qu’on inculque dans la vie réelle. c’est la raison pour laquelle, au-delà des outils que notre entreprise met gratuitement à la disposition du public, Microsoft travaille très étroitement avec les pouvoirs publics et les associations de protection de l’enfance pour former parents et enfants au décryptage d’internet et aux gestes élémentaires de sécurité. Nous avons ainsi organisé, avec nos partenaires associatifs, des conférences et des ateliers pédagogiques, développé des sites web didactiques très complets comme decodeleweb.com ou protegetonordi.com.
Car on n’a pas besoin d’être un féru de technologie pour accompagner et aider ses enfants sur internet, le bon sens et l’expérience sont souvent les meilleurs atouts: installer l’ordinateur dans un lieu de vie et non dans la chambre de son enfant, instaurer un dialogue régulier avec lui sur ses pratiques d’internet, mettre en oeuvre un logiciel de contrôle parental et lui faire comprendre que les conseils de prudence du monde extérieur sont aussi valables sur internet, qu’on n’y divulgue pas d’information personnelle, que l’on ne peut pas y dire n’importe quoi sur n’importe qui, que l’on ne doit pas accepter un rendez-vous de quelqu’un que l’on vient juste de rencontrer dans le cyberspace, etc.

Monde réel et monde virtuel ne s’opposent pas car la virtualité n’est qu’une réalité en puissance; en ce sens, ce qui est valable dans le monde du quotidien est aussi valable dans le monde du numérique. Dans cette perspective, nous pensons que les technologies peuvent encourager le dialogue entre parents et enfants, renforcer le bon sens et même servir d’argument. Microsoft, en tant qu’acteur responsable de la société de l’information, se devait mettre en oeuvre pour faciliter ce dialogue et mettre en oeuvre des technologies permettant aux parents de protéger leurs enfants sur Internet. C’était et cela reste notre impérieux devoir.

Source: Marc Mossé directeur des affaires publiques et juridiques
Microsoft




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