JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DE L’ENFANT : IL RESTE TANT A FAIRE !



Lorsqu’il était secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies Kofi A. Annan a déclaré : « rien n’est plus important que de bâtir un monde dans lequel tous nos enfants auront la possibilité de réaliser pleinement leur potentiel et de grandir en bonne santé, dans la paix et dans la dignité. »

Et pourtant, les droits de l’enfant sont loin d’être la priorité de bons nombre de pays, voire d’exister dans de trop nombreux pays.

Les dirigeants s’accordent à dire que les enfants d’aujourd’hui sont la richesse de demain, mais pour cela, il faut élever les enfants, les faire grandir dignement, les instruire, les éduquer, les soigner, respecter leurs droits en bannissant toute forme de violence.

Les droits de l’enfant ont 27 ans, et pourtant…

Les droits de l’enfant sont définis par un traité international adopté par l’Assemblée Générale des Nations Unies, le 20 novembre 1989 : la Convention internationale des Droits de l’Enfant (CIDE), ou Convention relative aux Droits de l’Enfant.

Hélas, il ne faut pas aller très loin pour constater qu’il n’y a pas que dans les pays gouvernés par des régimes totalitaires que les droits de l’enfant sont mis à mal.

La France compte 15 millions de mineurs, considérés à l’échelle mondiale plutôt favorisés. Pourtant, dans notre pays, pays des Droits de l’Homme, plus d’un million d’enfants vivent sous le seuil de la pauvreté et 19 000 enfants sont maltraités selon un rapport de l’Unicef ! Deux enfants meurent par jour  des suites de violences familiales et éducatives ! Plus de 700 enfants par an décèdent de maltraitances ordinaires.

Un film qui met en lumière dysfonctionnements et solutions

Voici quelques exemples relevés dans le film d’investigation L’Odyssée de l’empathie, l’espoir de sauver l’humanité de Michel Meignant et Mário Viana avec Matthieu Ricard, Pierre Rabhi, Joseph Weismann, notamment :

  • laisser son enfant pleurer sans le consoler, seul, dans le noir ;
  • donner des claques, des fessées ;
  • crier et humilier après un enfant « pour son bien » ;

Ces agissements, exemples de maltraitances « ordinaires » et quotidiennes, en apparence « anodines » concourent à banaliser cette violence éducative et créent des souffrances chez l’enfant et l’adolescent, les adultes de demain.

Les réalisateurs montrent des enfants élevés sans fessée, sans cri, sans humiliation, voient leur cerveau s’enrichir d’un plus grand nombre de neurones que les enfants maltraités. L’exemple des adultes des peuples primitifs Bushmen en Namibie qui éduquent leurs enfants dans la bienveillance et qui préservent la nature apporte la preuve que c’est possible y compris dans des conditions matérielles de vie différentes de celles que nous connaissons.

Au fur et à mesure que j’écris cet article, une chanson tourne dans ma tête : elle est bien antérieure à la CIDE, et pourtant toujours d’actualité : « prendre un enfant par la main, pour l’emmener vers demain, pour lui donner la confiance en son pas […] Prendre un enfant dans ses bras, et pour la première fois, sécher ses larmes en étouffant de joie, prendre un enfant dans ses bras. Prendre un enfant par le cœur, pour soulager ses malheurs, tout doucement, sans parler, sans pudeur, prendre un enfant sur son cœur… »

Au plan mondial, plus d’un milliard d’enfants souffrent de privations extrêmes liées à la pauvreté, à la guerre, à la violence et au sida. En 2015, un enfant mourait toutes les 3 secondes.

Une réflexion est à mener y compris dans les pays en situation de paix. Des solutions existent, même dans certains pays moins avancés en termes de développement.

Un disque qui reprend les 12 articles fondamentaux des droits de l’enfant

Pour terminer sur une note positive, WE ARE WORLD CITIZENS, un collectif de cinq enfants soutenu par Okaïdi, vient de sortir un album consacré aux droits de l’enfant.

Lou, Arthur, Sahna, Enzo et Naylinz  les cinq « petits » interprètes (âgés de 10 à 13 ans) sont des « citoyens du monde », à la diversité de cultures et d’idées, qui unissent leurs voix pour faire passer des messages, chanter leurs rêves pour demain et espèrent par ce biais, mobiliser les adultes pour le respect des droits des enfants dans le monde.

we-are-world-citizens

Ils délivrent 12 chansons-messages positives et engagées, inspirées des 12 articles fondamentaux de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant.

Pour les avoir vus chanter il y a quelques jours, ils dégagent une énergie positive communicative qui donne envie de croire que leurs messages seront entendus.

Anne Vaneson-Bigorgne

 

 

 

 




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