Initiation précoce à une langue étrangère



L’initiation précoce à une langue étrangère, qu’elle soit à l’école, dans un cours privé ou à la maison, n’est pas un apprentissage dans le sens traditionnel du terme, elle ne vise pas à former des enfants bilingues, mais à profiter de l’oreille et de la mémoire toutes neuves des jeunes enfants pour favoriser chez eux une attitude positive vis-à-vis de la langue, qu’ils conserveront peut-être tout au long de leur scolarité.

La motivation et le plaisir sont donc les moteurs indispensables à la sensibilisation à une langue étrangère. Les enfants apprennent d’autant mieux qu’ils sont intéressés par les activités qu’on leur propose. Leur contenu est plus ou moins complexe selon l’âge des enfants, mais ce qu’elles ont toutes en commun, c’est leur caractère ludique, fondé sur une approche essentiellement orale.

En partant du principe qu’au plus tôt un enfant se familiarise avec une langue étrangère au mieux il en restitue les sons et les accents, certains linguistes pensent que la période la plus favorable à l’apprentissage se situe entre 0 et 7 ans mais qu’il est même préférable de commencer avant que l’enfant parle, car avant 3 ans, il perçoit tous les sons ; De nouveaux type d’ateliers proposent même des cours d’anglais dès 12 mois !

Si l’apprentissage d’une deuxième langue avant 3 ans a fait l’objet de recherches à l’étranger, notamment aux Etats-Unis, les linguistes français ne se sont pas encore vraiment penchés sur la question.
Isabelle Hesling, linguiste angliciste, qui travaille à Bordeaux pour une unité mixte de recherche en « imagerie moléculaire fonctionnelle », estime cependant important de « familiariser » tôt les enfants « avec la prosodie de la langue », elle a mené une expérience avec des 5-6 ans
« Cela aide à mieux entendre les sons et mieux les reproduire », affirme aussi Barbara Abdelilah Bauer, linguiste et spécialiste de psychologie sociale.

Selon I. Hesling, à partir de 10-12 ans, c’est trop tard, puisqu’ils sont alors atteints de « surdité phonologique ».
Un point de vue partagé par le célèbre linguiste Claude Hagège. « Onze ans est le seuil fatidique en raison de la sclérose des synapses » qui rend les élèves « moins capables d’apprendre à prononcer les langues étrangères par imitation », souligne-t-il.

Mais C.Hagège estime cependant qu’en dessous de 3 ans, « c’est trop tôt car les structures de la langue maternelle ne sont pas encore en place ».

Parmi les partenaires de l’Unosel, Aptétudes, organisme de soutien à domicile, propose depuis 2008 aux plus jeunes une initiation ludique à l’anglais : « Eveil anglais ».

L’Unosel a participé à un cours avec un tout petit :

A la question : « What’s your name ? », Tom, 4 ans, répond sans difficulté : « My name’s Tom ». Passionnée par cette expérience, Larissa, enseignante canadienne, répond aux questions de l’Unosel :
Pourquoi proposer de l’initiation à l’anglais dès la maternelle?

Il est beaucoup plus facile d’apprendre une langue étrangère de la naissance jusqu’à 7 ans.

A 4 ou 5 ans, l’apprentissage de la langue maternelle est encore tout frais et le cerveau est plus apte à acquérir une nouvelle langue. A cet âge là, l’enfant est très curieux et il apprend beaucoup en jouant. Grâce à une méthode ludique, il va assimiler le vocabulaire et la prononciation d’une langue étrangère, en y prenant du plaisir. En France, force est de constater que la pratique de l’anglais reste souvent très théorique. Or, les langues sont faites avant tout pour communiquer oralement. Apprendre l’anglais dès le plus jeune âge est un plus, qui servira à un enfant pendant toute sa scolarité et plus tard dans sa vie professionnelle.

Comment se déroulent les cours ? Quelles sont vos méthodes ?
Notre méthode est avant tout orale et ludique. Je reste dans la communication et dans le jeu, en prenant les éléments pédagogiques et en les adaptant, avec des chants, des comptines, des histoires, des jeux, des dessins… Les enfants apprennent d’autant mieux qu’ils ne se sentent pas contraints. Les cours étant individuels, la pédagogie est adaptée au cas par cas. Si un enfant aime dessiner, nous faisons plus d’activités liées au dessin. C’est l’énorme avantage des cours particuliers : nous apprenons à connaître l’enfant et à voir quelles sont les méthodes les plus adaptées à ses goûts et à son rythme, pour un apprentissage efficace.

Par exemple, pour les mots de vocabulaire, nous jouons avec les signes, les ‘flashcards’, les jouets de l’enfant, les figurines, les comptines. Si l’enfant est en primaire, j’introduis progressivement l’écrit, après une dizaine de cours au minimum. L’enfant apprend à se décrire (son nom, son âge, l’alphabet, les chiffres, les émotions, ce qu’il aime, ce qu’il n’aime pas, le corps…), puis à décrire ce qui l’entoure (les actions, les couleurs, la famille, la maison, la nourriture, les animaux, les jouets, la météo, la nature…)

Quelle est la bonne fréquence ?
La fréquence la plus adaptée aux petits est d’une heure, une à deux fois par semaine. Il est également important que les parents revoient les ‘leçons’, d’une façon naturelle et ludique, avec les enfants. Par exemple, jouer à un jeu pour revoir les couleurs, chanter les comptines avec les enfants, ou lire un petit livre avant le coucher. L’important est que l’enfant entende et parle l’anglais de temps en temps, en dehors des cours, pour qu’il comprenne que l’on peut l’utiliser pour jouer et communiquer… Et même si vous pensez que votre anglais n’est pas au top, l’enfant appréciera de pouvoir communiquer avec vous et de vous montrer ses progrès.

En savoir plus ? Contacter Aptétudes
01 55 60 04 48 ou info@aptetudes.com.

Source : UNOSEL




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