Faisons d’internet un lieu plus sûr avec Action Innocence : Les jeux vidéos 1)



1) Les jeux vidéo : état des lieux
Plusieurs façons de jouer aux jeux vidéo…
1. Les classiques, où le joueur joue seul contre l’ordinateur.
2. Les MMORPG, c’est-à-dire les Jeux Massivement Multi Joueurs.
Si les premiers se jouent en solo, les seconds peuvent se jouer avec plusieurs milliers d’Internautes dans le monde entier.

…et différentes typologies
Jeux d’aventure, jeux de combat, jeux de réflexion, jeux de rôle, jeux de sport… A chacun de trouver les jeux qui conviennent le mieux à ces centres d’intérêt…et à son âge.

Le système de classification PEGI
Le système européen de classification PEGI (Pan European Game Information) a été mis en place pour aider les acheteurs à trouver le jeu qui leur convient, notamment en fonction de leur âge.

Un univers complexe qui mérite de s’y intéresser
Si l’excès de jeux vidéo peut être préjudiciable au développement d’un
adolescent, une pratique ludique peut au contraire développer certaines de ses aptitudes. Tout dépend du jeu.

En effet, les jeux vidéo peuvent être des reproductions miniatures de mondes complexes dans lesquels il y des règles à respecter, une hiérarchie de compétences et des équipes de joueurs qui vont initier, aider, inculquer aux novices les modes de fonctionnement ; des jeux dans lesquels il faut remplir des missions pour arriver à un stade supérieur.

Le joueur peut développer des qualités de fair-play, de logique ou de maîtrise de l’espace. La revalorisation narcissique peut être un autre bénéfice. Ainsi, un enfant qui rencontre des difficultés scolaires peut souffrir d’une mauvaise estime de lui-même. Si, par ailleurs, il excelle à un jeu, il peut devenir chef de guilde (équipe de joueurs) et obtenir la reconnaissance de ses pairs.
Il ne s’agit pas d’occulter les risques de ces jeux mais de conserver une approche objective. Car trop souvent, le jeu vidéo est une source
d’incompréhension pour les non joueurs. Beaucoup d’adolescents se plaignent de ne pas pouvoir parler des jeux qu’ils aiment avec leurs parents. Il est pourtant essentiel d’instaurer un dialogue familial autour de ce loisir.

Des règles à instaurer pour éviter les risques
Certains jeux sont extrêmement violents. C’est pourquoi il est fortement conseillé, avant d’acheter un jeu à un enfant, de vérifier s’il est adapté à son âge. Ces mondes virtuels peuvent rapidement créer une forme de dépendance, ne serait-ce que par leur aspect chronophage. Aux parents de poser des règles pour encadrer leur utilisation.

2) La question de la dépendance
Il est assez étonnant de voir les adolescents parler entre eux de
cyberdépendance. Ils sont assez incisifs sur ce sujet, n’hésitant pas à qualifier les plus accros de « NO LIFE ». Derrière ce terme de dépendance, on retrouve toutes sortes de pratiques qui n’ont parfois rien d’inquiétant. Alors la cyberdépendance existe-t-elle réellement ?

Entretien avec Serge Tisseron, psychiatre et psychanalyste.
Cyberaddiction ou cyberdépendance ?
Pour Serge Tisseron, il vaut mieux éviter de parler d’addiction ou de
dépendance aux jeux vidéo à l’adolescence. En effet, à cet âge, tout est flottant et peut changer très vite. En outre, le système de contrôle de l’impulsion n’est souvent pas constitué à l’adolescence et on ne peut pas employer le même mot pour désigner un système qui se détraque (dans la dépendance ou l’addiction chez l’adulte) et un système qui n’est pas encore mis en place.

Enfin, il a été montré que les programmes de traitement adaptés pour les toxicomanes ne fonctionnent pas pour les joueurs excessifs

Quels sont les signes d’alerte ?
Le jeu excessif disparaît le plus souvent seul à la fin de l’adolescence. Quand il persiste, il est toujours le signe d’une souffrance psychique personnelle (comme une déception amoureuse, une violence scolaire …) ou familiale (divorce, déménagement…). Exceptionnellement, il peut être l’expression d’un trouble de la personnalité (dépression, psychose).

Avant d’être alarmiste, Serge Tisseron nous invite à essayer d’évaluer à quel point l’enfant investit les univers virtuels : l’utilisation est-elle temporairement excessive ou est-elle devenue réellement pathologique ?
Le joueur joue-t-il par plaisir ou pour fuir un déplaisir ?
Dans cette évaluation, il est important de considérer le temps global passé devant les écrans quels qu’ils soient (télévision, ordinateur, console…).
Il faut aussi prendre en compte la baisse des résultats scolaires, la réduction des autres activités (notamment sportives), la tendance à l’isolement (appauvrissement du réseau relationnel), et l’usage régulier d’une substance toxique : tabac, hashich et café notamment.
Enfin, ne pas oublier de demander au joueur excessif s’il a pensé faire sa profession dans les métiers du jeu vidéo. Ce projet est de bon augure et doit être encouragé.

Quel type de prise en charge préconisez-vous pour des ados présentant les symptômes de jeu excessif ?
Le problème relève le plus souvent d’une solution éducative. Le rôle des parents est d’abord de limiter le temps de jeu, en établissant un contrat horaire et en vérifiant qu’il est respecté car le jeune qui n’a pas encore le contrôle de l’impulsion n’arrive pas à s’arrêter tout seul même s’il en a envie. Pour la même raison, il vaut mieux couper l’accès à Internet la nuit.
Mais les parents doivent aussi accompagner leur enfant en s’intéressant à ses jeux, en lui posant des questions, voire en l’encourageant dans ses succès. Le joueur, en racontant l’histoire de son personnage, apprend en effet à prendre du recul, à verbaliser ses émotions et à les partager.
En cas de gravité, c’est toute la famille qui doit aller en consultation spécialisée, dans la mesure où ces situations révèlent toujours des souffrances familiales.

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Source : Action Innocence




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