Défenestrations accidentelles d’enfants : la CSC tire à nouveau la sonnette d’alarme



Quand on est haut comme trois pommes, que maman et papa ont quitté le salon pour préparer le dîner, c’est tentant de placer une chaise sous la fenêtre et de monter dessus pour regarder ce qu’il se passe dehors… mais surtout très dangereux !

On estime à 250 par an le nombre de défenestrations d’enfants, dont 10% seraient mortelles et 40% occasionneraient des séquelles permanentes.

Il est temps d’agir pour faire reculer le nombre de ces accidents aux conséquences trop souvent dramatiques.

Après avoir rendu, en 2005, un avis dont une partie des recommandations est, hélas, restée lettre morte, la CSC tire la sonnette d’alarme en publiant un nouvel avis, adopté le 17 juin dernier.
Avant toute chose, il est indispensable que la sécurisation des fenêtres et des portes-fenêtres devienne une obligation légale, pour l’ensemble des bâtiments résidentiels et non résidentiels, à construire et existants, susceptibles d’accueillir des enfants.

Cette adaptation du cadre législatif et réglementaire est, en effet, un préalable nécessaire à la révision de la norme relative aux dimensions des garde-corps qui date de 1988. Il s’agit de simplifier les prescriptions en matière de hauteur minimale des garde-corps et des fenêtres, et de renforcer la protection de ceux composés de barres horizontales que les bambins peuvent escalader trop facilement.

La réglementation doit également permettre à tout copropriétaire ou locataire qui le souhaite de sécuriser son logement pour prévenir la défenestration de jeunes enfants.

La CSC réitère sa demande aux pouvoirs publics d’intensifier les campagnes de prévention, traitant de ce risque spécifique, en élargissant la diffusion des messages non seulement aux propriétaires et gestionnaires immobiliers (notamment des parcs de logements sociaux), mais aussi aux responsables des collectivités et à leurs personnels en charge de l’action sociale.

Elle encourage également les fédérations professionnelles des secteurs du bâtiment concernés (architectes, fabricants de quincaillerie, menuisiers, distributeurs de matériel de bricolage…) à poursuivre leurs efforts pour mieux prévenir le risque et mieux informer leurs adhérents.

Les Conseils généraux ont également un rôle à jouer : le risque de défenestration doit être abordé en tant que tel lors de campagnes de sensibilisation menées auprès d’agents en charge de la petite enfance et des familles.

Il est urgent que les propriétaires, bailleurs et donneurs d’ordre publics et privés s’engagent dans une démarche volontariste de prévention en intégrant, dans leurs cahiers des charges, les prescriptions techniques nécessaires tant pour la construction que pour la rénovation. Ils doivent aussi informer régulièrement les occupants des risques encourus.

Par ailleurs, la CSC invite les architectes à concevoir des façades et des balustrades minimisant le risque de chute et recommande l’installation d’ouvrants sécurisés dans les bâtiments publics et privés susceptibles d’accueillir des enfants.

La vigilance des parents, indispensable, doit impérativement être complétée par des aménagements techniques comme l’installation d’entrebâilleurs : ils constituent une protection essentielle contre le risque de défenestration. Ils doivent être fixés à une hauteur inaccessible à l’enfant et limiter l’ouverture des battants à moins de 11 cm. Pour les fenêtres en PVC ou aluminium, il est plus sûr de confier cette tâche à un professionnel.

En l’absence de tels dispositifs, les parents doivent veiller à refermer systématiquement les fenêtres et portes-fenêtres des pièces où peuvent se trouver de jeunes enfants et à ne pas placer à proximité des fenêtres ou des balcons, des meubles, lits ou objets pouvant leur servir de marchepieds.




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