Avis de la CSC sur la sécurité des vêtements pour enfants



Depuis 2006, la Commission de la Sécurité des Consommateurs (CSC) a reçu une dizaine de requêtes mettant en cause la sécurité de certains vêtements pour enfants.
Les principaux incriminés sont les boutons, surtout lorsqu’ils sont à pression et les petits éléments décoratifs (perles) qui peuvent être ingérés par les jeunes enfants.
De son côté, l’Institut de Veille Sanitaire fait état, dans son étude permanente sur les accidents de la vie courante, de 30 accidents dus à des accessoires de vêtements entre 2004 et 2006.

Dans un avis adopté le 16 octobre dernier, la CSC constate l’essor du marché des vêtements pour enfant, avec chaque année plus de 500 millions d’articles vendus, ainsi que sa grande hétérogénéité, selon l’usage (vêtements de jour ou de nuit) ou l’âge des utilisateurs (bébés de moins de trois mois, jeunes enfants de moins de 5 ans, enfants plus âgés), laquelle rend particulièrement délicate l’évaluation des risques que font encourir ces produits. La Commission a néanmoins fait tester 45 articles provenant de divers circuits de distribution. Si les essais de résistance au feu et les analyses chimiques n’ont pas révélé de problèmes particuliers, les tests mécaniques ont en revanche fait apparaître des défaillances : de nombreux éléments détachables (boutons ou éléments décoratifs) ne résistent pas à une traction minime (50 newtons) et certaines étoffes peuvent se déchirer trop facilement.

Pour une meilleure prévention des problèmes de résistance mécanique, la Commission recommande aux autorités en charge de la normalisation de poursuivre les efforts engagés au niveau européen en vue d’élaborer des normes spécifiques aux vêtements pour enfants. Ces mêmes normes devraient également mieux encadrer la présence de produits chimiques dans ces produits. Pour ce faire, la CSC demande aux pouvoirs publics d’intervenir auprès des instances européennes en vue de promouvoir l’adoption de textes y interdisant la présence de substances indésirables (phtalates et formaldéhyde) ou de métaux lourds.

En attendant l’adoption de ces textes, la CSC invite les professionnels à faire tester leurs prototypes sur la base des spécifications de qualité les plus exigeantes, telles que celles proposées par certains organismes certificateurs, comme l’autrichien OEKO-TEX. Elle leur suggère de ne pas recourir à des éléments décoratifs susceptibles de se détacher et d’être ingérés par des enfants de moins de 36 mois

La Commission conseille aux consommateurs de laver systématiquement les vêtements pour enfants avant la première utilisation (élimination des apprêts potentiellement allergènes) et de réserver les vêtements comportant des éléments décoratifs susceptibles de se détacher aux enfants de plus de 36 mois.

Les avis de la CSC peuvent être consultés sur son site internet :
http://www.securiteconso.org

Source: CSC




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