A vélo, le casque n’est pas de trop



Le vélo a le vent en poupe. Après Lyon, Paris propose depuis cet été, avec son opération « Velib », la location de bicyclettes en libre service. Mais quid de la sécurité ? La CSC a fait part au Maire de Paris de sa préoccupation quant à la « discrétion » des messages d’incitation au port du casque ayant accompagné le lancement de cette opération.

C’est que dans un avis du 16 mars 2006, la Commission a pris clairement position en faveur du port du casque, souhaitant même qu’il soit rendu obligatoire pour les mineurs de moins de 15 ans et les bébés transportés dans un siège-vélo. Une recommandation fondée sur les résultats de l’accidentologie qui révèle que, parmi les accidents de vélos survenus sur la voie publique comme en dehors, la tranche d’âge des moins de 14 ans représente 46 % des blessés, la tête étant l’une des parties du corps la plus lésée (32 % des blessures), alors que les traumatismes crâniens représentent 80 % des décès à vélo.
Quoi qu’il en soit, les études montrent une nette progression du port du casque.
Témoin, l’enquête que l’Institut national de prévention pour la santé (INPES) s’apprête à publier et qui compare la pratique du vélo et l’utilisation du casque, entre
2000 et 2005, sur des échantillons importants de population (plus de 20 000 personnes sondées).
En 2005, l’utilisation du casque lors de la dernière sortie est déclarée par 16,1 % des personnes interrogées ayant pratiqué la bicyclette au cours des 12 derniers mois, dont 20,6 % par des hommes et 10,4 % par des femmes. Un résultat multiplié par deux depuis 2000, où les porteurs de casques n’étaient que 8,2 %.

Globalement, c’est avant l’âge de 15 ans que le casque est le plus utilisé, les jeunes filles le délaissant progressivement, tandis qu’un quart des hommes jeunes, entre 15 et 34 ans, déclarent continuer de le porter. La pratique du VTT, sur-représentée dans cette tranche d’âge, n’y est sans doute pas étrangère.
Autre résultat intéressant : l’utilisation du casque (excepté pour la pratique du VTT) est plus fréquente en zone urbaine. Par grandes régions, son usage dans le Centre Est et le bassin méditerranéen est significativement plus important.

Des casques désormais plus attractifs:
Dans son avis de 2006, la CSC a constaté qu’il existe désormais sur le marché du casque une offre satisfaisante : légèreté des produits, bonne capacité de ventilation, esthétique soignée, prix abordable. Elle a néanmoins demandé aux autorités de normalisation d’engager quelques modifications de la norme en vue d’améliorer les systèmes de fixation de ces
équipements. À la suite d’essais ergonomiques, elle s’est en effet aperçue que la moitié des utilisateurs serraient trop ou pas assez leurs jugulaires. Le produit reste donc perfectible.
Pour autant, il ne mérite pas les critiques de certaines associations d’usagers qui redoutent que son usage obligatoire n’entraîne une baisse de la pratique de la bicyclette, dont les effets bénéfiques pour la santé sont en effet avérés.
Les rares expériences menées à l’étranger, en Nouvelle Zélande et en Australie et dans une moindre mesure en Espagne, montrent au contraire que le port obligatoire du casque, s’il fait baisser dans un premier temps la pratique du
vélo, ne provoque pas un abandon durable de ce moyen de transport.
Quoi qu’il en soit, si les Français n’ont pas encore adopté en masse le port du casque, ils ne semblent pas hostiles à ce que celui-ci devienne un jour obligatoire. Une enquête de l’Institut CSA pour le Crédit Lyonnais révélait ainsi, en juin 2006, qu’ils y étaient, à 79 %, plutôt favorables.

BON A SAVOIR:
>Avant l’achat, n’hésitez pas à demander conseil à un professionnel, pour éviter notamment l’acquisition d’un casque mal ajusté.
>Achetez un casque bien adapté à votre tour de tête, cela évite ensuite de fastidieux ajustements.
>Demandez toujours la notice d’utilisation et le mode opératoire de ces produits. il est important de les lire.
>Réglez votre casque avec soin : les sangles latérales, jugulaires et mentonnières doivent assurer sur la boîte crânienne une pression uniforme.
>Après un choc violent, changez de casque, car même sans fissures apparentes, il peut ne plus vous
protéger.

Source : Commision de la Sécurité des Consommateurs




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